Lisa Minelli dans Cabaret
Mein Herr (Mon Homme)
Times Square (ma prochaine vadrouille)
Voici un lieu qui nous fait tous rêver. Dès notre jeune âge, les paillettes et les lumières nous ont tourné la tête. Qui n'a pas, un jour, souhaité faire le voyage pour voir de ses propres yeux New York et ses quartiers mythiques : Broadway et Times Square. Je suis de ceux-là, depuis longtemps la féérie de ces lieux me transporte (français du 18ie).
La grisaille de Janvier m'a bousculé. Je sentais une fraîcheur désagréable me pénétrer. J'avais besoin de sortir, prendre l'avion, me distraire. J'ai d'abord pensé à Athènes, Istanbul, Berlin. Je me suis dit que partir pour partir, New York c'était quand même mieux, pour quelques euros en plus. Je sais que l'hiver de New York peut être redoutable. Mais là, je ne serai pas déçu. Les rues de New York sont toujours un spectacle. J'aime ces lieux de petites bousculades où l'on vient de loin pour s'y perdre. Le paradoxe de l'effet de foule. Des faux lieux de rencontres où on ne cherche personne mais une ambiance de fête et de distraction. J'ai un besoin d'ambiance de rues comme celle que j'ai connue quand j'habitais à Saint Germain des Prés (une chambre de bonne sous les les toits au 29 rue Bonaparte. Dans les années 60, c'était encore un quartier de cinglés, d'artistes et d'écrivains, des vrais comme des faux, des célèbres comme des ratés. Je me sentais bien dans ce mélange de genres. Les gens à l'expression troublée me rassurent sur ma propre santé mentale. Eux, comme moi, n'avions rien à défendre ou à protéger. Nous vivions l'éphémère. Un temps qui glissait sur nous, sans violence. Le temps joue maintenant contre moi. Son tic-tac est impitoyable. Des jours j'essaie de fainter, c'est inutile. Comme la mer pour le navigateur, le temps gagne toujours in the end.
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Times Square est au divertissement ce que Rotterdam est à la marine marchande : le meilleur du genre. Broadway, avenue mythique aussi, rejoint Times Square après un long parcours dans le sud de Manhattan. Lors de ma première sortie à Manhattan, je suis tombé sur Broadway, j'ai cherché vainement les théâtres et les cinémas, et pour cause, j'étais à des kilomètres de Times Square. Je ne savais pas que Broadway était une grande avenue de Manhattan qui trace sa route en diagonal, et dans une grande partie de celle-ci, il n'y a aucun théâtre ou cinéma.
Tout ce baratin, avant de vous avouer que je viens d'acheter un billet d'avion pour New York. J'ai trouvé une "hostel" à la West 46° Rue, à quatre blocks de Times Square. Pour le prix que j'ai payé, je ne serai pas dans une palace. Je m'en fous, je prends toujours avec moi un sac de couchage léger (les punaises sont un risque réel en Amérique du Nord).
Au point de vue prix, je pense m'en sortir pas trop mal. Air France m'a demandé 406 € et l'hostel 300 (Boutiques Hostel). Je serai donc hors de France du 10 au 21 Février 2012. J'espère rentrer avec quelques photos. J'aurai mon petit Pentax et un Nikon que je viens d'acheter à Carrefour. Pas cher! Pas cher! Je prends toujours deux appareils. Je redoute toujours la frustration après la perte ou la panne d'un appareil. Faire des photos, pour moi, c'est prendre l'instant en photo.Un instant qui ne se représentera plus. J'adore sauvegarder l'instant dans la mémoire de mon appareil. C'est un plaisir du moment. Et puis j'oublie. Je reprends rarement les vieilles photos. J'aime surtout le déclic que fait l'appareil. Quand je fais des photos de rue. Je ne cadre jamais précisément. Je fonctionne au feeling. Je prends en vitesse le cliché et je me sauve. Je déguerpis des lieux, comme un voleur. La beauté est quelque chose de fugitif, qui vous effleure. Si vous n'êtes pas attentif au lieu, vous ne voyez rien. Pour ça que les photographes sont toujours seuls.
Je me suis un peu éloigné de New York. Pas du rêve sûrement. Des souvenirs. On se souvient toujours du beau et très rarement du laid. C'est bien comme ça.
Times Square
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