Samedi 12 décembre 2009
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Je suis rentré hier de voyage. 1500km. Un
rien, mais beaucoup avec ces jours noirs. Départ Abbeville, puis Paris 13 ième, Meaux dans la Seine et Marne, puis Saint-Benoit-sur-Loire, enfin Saint-Germain des bois près de Châlon sur Saône et
retour.
J'adore revoir les amis. J'avais prévu descendre jusqu'au Pyrénées. Le mauvais temps m'en a dissuadé. Ce sera pour les beaux jours...J'ai revu Paris avec son prix de pain exhorbitant : 1,25 € la baguette. mais Paris, ce n'est pas la France. Quand on a les moyens de se payer un appart de trois pièces à 450 000 €, les boulangers font leur beurre. Je suis allé me promener dans le quartier chinois de la Porte de Choisy. Avec un peu d'imagination, on se sentirait presque à Hong Kong ou à Hanoï, sans les pousse-pousse. Je revenais trente ans en arrière, quand j'habitais rue Gandon. A deux rues de Choisy. Dans ces années-là, les premiers rescapés des boat-people arrivaient et s'entassaient à 10 par appartement. Mauvaises conditions de vie mais début d'une nouvelle existence à l'abri de la tyrannie.
J'ai fait une autre visite à Meaux. Une vieille amie des années 68 qui vit avec sa soeur, ingénieur à la météo. Quand je l'ai connu, elle lisait "Histoire de la folie à l'âge classique". Je m'en souviens bien. Le titre m'avait fait une forte impression. Qu'à 20 ans, on lise un truc pareil me paraissait très fort. Je ne me suis pas trompé car, jusqu'à maintenant, elle n'a jamais cessé de lire de belles choses et de visiter les plus beaux musées. C'est donc avec grand plaisir que je l'ai retrouvée. Avec sa soeur, elles font très grandes dames de rigueur et d'honneur. Elles protègent aussi les pigeons orphelins et les chats affamés.
J'ai ai profité pour faire une virée fait à la cathédrale de Meaux où Bossuet, l'écrivain et le Prélat, a fait des sermons mémorables au XVIIième siècle. Il paraît que la plupart ont été perdus. C'était une époque sans beaucoup d'écriture. Bossuet lui-même n'écrivait que brievement ses sermons. Il improvisait avec talent. Ca impressionne toujours.
J'ai quitté Meaux pour Saint-Benoit-sur-Loire pour visiter une autre amie des années 70 (encore !) Quand je l'ai connue, elle était étudiante en lettres, elle a, depuis, passé l'agrég, et travaille maintenant dans une DRAC . C'est une petite (vieille) nana compétente et ambitieuse. Son job lui offre les moyens pour vivre une vie tranquille, mais elle en veut plus. Elle a eu l'idée géniale ou saugrenue, d'acheter une proprieté en bordure de la Loire, pièce rare avec vue imprenable. Une maison d'écrivain, lui ai-je dit un jour. Un habit trop grand pour elle, ce n'est pas dit qu'elle ne réussisse pas à en faire un lieu de rencontre d'écrivains et d'artistes. Elle connait beaucoup de monde avec son boulot. Saint-Benoit, avec Germigny des Prés (à 5km), sont des trésors de vieilles pierres. J'ai visité ces endroits sublimes et intimes. De vraies merveilles.
Après Saint-Benoit, Saint-Germain des bois (beaucoup de Saints), Là, j'ai visité ma filleul (fausse filleul), son mari et ses deux enfants. Encore une histoire à dormir debout. Je ne vous raconterais pas tout pour ne pas gêner les amis suisse.
L'histoire de la fausse filleule, remonte à loin. C'était au cours de vacances de Noël de 1972, je crois. J'étais invité à passer quelques jours dans le chalet de montagne à Maloja dans le canton des Grisons. Je crois qu'au cours d'un de ces repas passés au coin du feu (il y a beaucoup de neige dans les Grisons et il peut y faire très froid), une amie a été décrétée maraine et moi parain d'une petite fille de 5 ans. Je ne me souviens plus de rien. Ni le pourquoi, ni le comment. Des années ont passé. Nous nous sommes perdus de vue, jusqu'en 2003. A cette date, j'ai repris contact avec la famille. J'ai appris que la petite fille n'avait pas oublié....le parain fantôme. Quand je l'ai appelée en 2003, elle m'a appelé "parain" et m'a raconté cette histoire. Depuis, on ne se perd plus de vue...
Voilà pour expliquer ces visites qui ont chacune une belle histoire.
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La semaine dernière, je disais que derrière les minarets, il y avait un ras-le-bol des Européens de l'entrée des islamistes dans notre vie quotidienne.
Ce matin dans le journal Le Monde du 11 Décembre, j'ai trouvé un petit article qui nous informe qu'un "tribunal islamique" d'Espagne composé d'une vingtaine de personnes venaient de condamner à mort une femme pour adultère.La femme a été enlevée mais a réussi à s'échapper pour se réfugier au poste de police.
Pour la suite, je cite maintenant le journal : "Selon de nombreux témoignages, des groupes de fondamentalistes s'en prendraient aux femmes ne portant pas le voile ou fréquentant les cafés. Ils feraient pression sur leurs parents ou leur mari.Récemment, un adolescent marocain a été agressé parce qu'il avait joué au football avec des jeunes non musulmans de son village "Bien que beaucoup de victimes hésitent à porter plainte, les incidents impliquant ces "brigades de la morale" se multiplient", a expliqué un responsable de la lutte anti-terroriste au quotidien El Periodico."
Sans vouloir mettre de l'huile sur le feu ou apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite, je pense qu'il ne faut pas se voiler la face : nous allons avoir un gros problème avec les extrémistes musulmans si nous limitons pas leur montée en puissance.
Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine.
J'adore revoir les amis. J'avais prévu descendre jusqu'au Pyrénées. Le mauvais temps m'en a dissuadé. Ce sera pour les beaux jours...J'ai revu Paris avec son prix de pain exhorbitant : 1,25 € la baguette. mais Paris, ce n'est pas la France. Quand on a les moyens de se payer un appart de trois pièces à 450 000 €, les boulangers font leur beurre. Je suis allé me promener dans le quartier chinois de la Porte de Choisy. Avec un peu d'imagination, on se sentirait presque à Hong Kong ou à Hanoï, sans les pousse-pousse. Je revenais trente ans en arrière, quand j'habitais rue Gandon. A deux rues de Choisy. Dans ces années-là, les premiers rescapés des boat-people arrivaient et s'entassaient à 10 par appartement. Mauvaises conditions de vie mais début d'une nouvelle existence à l'abri de la tyrannie.
J'ai fait une autre visite à Meaux. Une vieille amie des années 68 qui vit avec sa soeur, ingénieur à la météo. Quand je l'ai connu, elle lisait "Histoire de la folie à l'âge classique". Je m'en souviens bien. Le titre m'avait fait une forte impression. Qu'à 20 ans, on lise un truc pareil me paraissait très fort. Je ne me suis pas trompé car, jusqu'à maintenant, elle n'a jamais cessé de lire de belles choses et de visiter les plus beaux musées. C'est donc avec grand plaisir que je l'ai retrouvée. Avec sa soeur, elles font très grandes dames de rigueur et d'honneur. Elles protègent aussi les pigeons orphelins et les chats affamés.
J'ai ai profité pour faire une virée fait à la cathédrale de Meaux où Bossuet, l'écrivain et le Prélat, a fait des sermons mémorables au XVIIième siècle. Il paraît que la plupart ont été perdus. C'était une époque sans beaucoup d'écriture. Bossuet lui-même n'écrivait que brievement ses sermons. Il improvisait avec talent. Ca impressionne toujours.
J'ai quitté Meaux pour Saint-Benoit-sur-Loire pour visiter une autre amie des années 70 (encore !) Quand je l'ai connue, elle était étudiante en lettres, elle a, depuis, passé l'agrég, et travaille maintenant dans une DRAC . C'est une petite (vieille) nana compétente et ambitieuse. Son job lui offre les moyens pour vivre une vie tranquille, mais elle en veut plus. Elle a eu l'idée géniale ou saugrenue, d'acheter une proprieté en bordure de la Loire, pièce rare avec vue imprenable. Une maison d'écrivain, lui ai-je dit un jour. Un habit trop grand pour elle, ce n'est pas dit qu'elle ne réussisse pas à en faire un lieu de rencontre d'écrivains et d'artistes. Elle connait beaucoup de monde avec son boulot. Saint-Benoit, avec Germigny des Prés (à 5km), sont des trésors de vieilles pierres. J'ai visité ces endroits sublimes et intimes. De vraies merveilles.
Après Saint-Benoit, Saint-Germain des bois (beaucoup de Saints), Là, j'ai visité ma filleul (fausse filleul), son mari et ses deux enfants. Encore une histoire à dormir debout. Je ne vous raconterais pas tout pour ne pas gêner les amis suisse.
L'histoire de la fausse filleule, remonte à loin. C'était au cours de vacances de Noël de 1972, je crois. J'étais invité à passer quelques jours dans le chalet de montagne à Maloja dans le canton des Grisons. Je crois qu'au cours d'un de ces repas passés au coin du feu (il y a beaucoup de neige dans les Grisons et il peut y faire très froid), une amie a été décrétée maraine et moi parain d'une petite fille de 5 ans. Je ne me souviens plus de rien. Ni le pourquoi, ni le comment. Des années ont passé. Nous nous sommes perdus de vue, jusqu'en 2003. A cette date, j'ai repris contact avec la famille. J'ai appris que la petite fille n'avait pas oublié....le parain fantôme. Quand je l'ai appelée en 2003, elle m'a appelé "parain" et m'a raconté cette histoire. Depuis, on ne se perd plus de vue...
Voilà pour expliquer ces visites qui ont chacune une belle histoire.
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La semaine dernière, je disais que derrière les minarets, il y avait un ras-le-bol des Européens de l'entrée des islamistes dans notre vie quotidienne.
Ce matin dans le journal Le Monde du 11 Décembre, j'ai trouvé un petit article qui nous informe qu'un "tribunal islamique" d'Espagne composé d'une vingtaine de personnes venaient de condamner à mort une femme pour adultère.La femme a été enlevée mais a réussi à s'échapper pour se réfugier au poste de police.
Pour la suite, je cite maintenant le journal : "Selon de nombreux témoignages, des groupes de fondamentalistes s'en prendraient aux femmes ne portant pas le voile ou fréquentant les cafés. Ils feraient pression sur leurs parents ou leur mari.Récemment, un adolescent marocain a été agressé parce qu'il avait joué au football avec des jeunes non musulmans de son village "Bien que beaucoup de victimes hésitent à porter plainte, les incidents impliquant ces "brigades de la morale" se multiplient", a expliqué un responsable de la lutte anti-terroriste au quotidien El Periodico."
Sans vouloir mettre de l'huile sur le feu ou apporter de l'eau au moulin de l'extrême droite, je pense qu'il ne faut pas se voiler la face : nous allons avoir un gros problème avec les extrémistes musulmans si nous limitons pas leur montée en puissance.
Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine.
La cathedrale de Meaux
L'église de Germigny des prés
Une église sans nom avec son clocher décoré en pays de Bresse
Les célèbres falaises de Dover
Le café du port de Folkeston, on peut y prendre un excellent breakfast
complet pour £ 3.90.
vue du pont-garage au moment de l'arrivée à Dover
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