Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 00:00

 

 


"La dégraissage du mammouth"


C'est un ancien ministre de l'Education Nationale qui parlait de Mammouth quand il pensait "Education Nationale". Il faut reconnaître qu'il n'avait pas tord  d'être exaspéré devant les difficultés qu'opposaient en permanence les enseignants devant toute réforme, qu'elle vienne d'un gouvernement de droite ou de gauche. Comme beaucoup des lecteurs de mon blogue, le savent : je suis un rejet du Mammouth. Je suis un nul, une crasse, "pas une lumière". L'Education Nationale a porté sur moi des jugements aussi affirmatifs qu'un curé de paroisse quand il parle de Dieu. Les enseignants ne pouvaient pas se tromper. Ils étaient tous d'accord. Leur jugement aurait pu ternir ma vie entière. Mais les enfants ont plus de ressources que l'Education Nationale n'imagine. 

   Aujourd'hui, Nicolas Sarkosy, notre Président de la République dit qu'il va présenter une réforme avant les élections présidentielles prochaines, en mai 2012. Il serait question de réformer le collège unique, système qui fait croire que tous les enfants peuvent en théorie faire des études longues. Ce qui est purement idéologique. Il devrait dont présenter une réforme pour permettre à certains enfants de se préparer à des études courtes et professionnelles. 

   J'ai toujours défendu cette position. Quand je travaillais, comme assistant social,je bataillais toujours pour que l'on offre aux jeunes une place dans les entreprises, leur permettre de travailler, de gagner quelques sous pour 1) leur faire de connaître le monde du travail 2) gagner un peu d'argent pour être autonome par rapport à leur famille et à la société.

  Le courant ne passait pas. J'ai ainsi vu des centaines de jeunes traîner dans les bureaux des Missions Locales ou des PAIO (encore quand ils se déplaçaient). L'époque était à la formation, la formation, rien que le formation...

Même quand le jeune ne savait pas quoi faire, il fallait, à tout prix, le remettre à l'école. Il va sans dire que les résultats étaient maigres. Les jeunes étaient une nouvelle fois les grands responsables de leurs échecs.

   Je pense, au contraire qu'il faut mettre les jeunes "en situation" de travail en entreprise pour les amener à se motiver pour un métier ou un autre. 

   Ils doivent aussi avoir le droit de se tromper et de changer d'orientation sans être pénalisé ou être traité de nul. 

  Avec l'augmentation de la scolarité à 16 ans, nous avons des jeunes qui errent dans le vide, devant leur console de jeux ou dans la rue, jusqu'à un âge avancé.  Il n'existe même plus le Service National à 18 ans et demi ou 19 ans pour rendre actif un certain nombre de jeunes oisifs.

  Si Nicolas Sarkosy mène à terme la réforme sur l'Education Nationale, je vote pour lui ! 

 

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   Vendredi 6 Janvier, 

Jour de l'Epiphanie (la visite des Rois mages à l'enfant Jésus) pour ceux qui veulent une définition "modernisée" de l'épiscopat catholique, aller sur ""www.eglise.catholique.fr"", vous trouverez tout ce que vous voudrez.

 C'est un jour férié en Allemagne.  J'ai eu la bonne idée de faire hier mes courses outre-Rhin. Je suis allé à Marktkauf. J'aime bien ce centre commercial. Il me réconforte. J'aime bien y aller, surtout les samedis midi quand il est plein de travailleurs émigrés.

    C'est bête de dire çà, mais c'est un centre commercial beaucoup fréquenté par des clients pas très fortunés (de Suisse d'Allemagne et de France qui sont heureux d'acheter au meilleur prix. J'y croise  des familles entières. Je les vois attablées à la "food court" devant leur kebab ou leur pizza, avec frites, bière ou coca cola, leur chariot qui déborde de victualles, à côté d'eux. Je les vois heureux. Le père de famille a fini sa samaine de travail. Il savoure enfin la valeur de sa feuille de paye. Les courses sont faites pour la semaine, lui et sa famille mangent une bricole  avec les autres travailleurs. Je sens leur fierté dans leurs yeux.  Le chariot est plein, on mange une friandise avec de rentrer à la maison. Je vois bien ce jour là,  ce que travailler veut dire pour eux.


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La marche sous la pluie

La semaine a été bien maussade, pas froide mais humide. J'ai eu beaucoup de mal pour faire mes marches à pied sanitaires. Hier soir, j'ai même eu droit à une mini-tornade. A 18 h à quelques centaines de mètres de la gare centrale de Bâle. L'esplanade était pleine de monde, les tramways continuaient à circuler au milieux des gens qui cherchaient à échapper à cette vilaine pluie. Je me suis engouffré, sans billet, dans le tramways N° 11, histoire de me mettre à l'abri et de récupérer, plus loin le bus de France N° 604 qui m'a ramené chez moi, à Saint Louis. Je ne vous ai pas dit mais quand ma marche de santé me conduit jusqu'à la gare SBB de bâle, je rentre en bus. J'ai quand même fait une marche de 1 heure 15 et parcouru au moins 6 km. Pour tenir ce rythme, il faut surtout être régulier. Si, pour une raison ou une autre, on casse cette habitude, on est foutu. Il ne faut surtout pas s'attendre à des encouragements de Pierre ou de Jacques. Quand vous marchez, vous êtes seul avec vous-même.




 

Par Alinos - Publié dans : blog
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 00:00

 

 

 

 

      Chers Amis blogueurs, comme vous, j'ai vu les têtes couronnées d'Europe (le Roi d'Espagne, le Roi des Belges, la Reine d'Angleterre) ouvrir leur cahier de comptes sur internet. 

  Qu'à cela ne tienne, votre humble et honnête serviteur Alinos va aussi ouvrir son livre de comptes. Je tiens la comptabilité de mes dépenses personnelles depuis mon divorce (1995).

Avec tous mes déménagements, j'ai jeté mes livres et avec eux, mes livres de comptes. J'ai commencé à m'intéresser à la comptabilité familiale quand je suis tombé sur un très gros livre de Frédéric Leplay (1806-1882) qu'il a appelé "Etudes Sociales, ce livre c'était une sorte d'inventaire de ce qu'il y avait dans une maison de paysans sous la Monarchie de Juillet. Le Play comptabilisait tout, jusqu'aux casseroles et aux petites cuillères. Je pouvais ainsi me rendre compte très bien compte de la vie d'une famille de cette époque.

Un jour, je me suis décidé à noter mes dépenses pour mieux les contrôler. Enregistrer ses dépenses est une nécessité si on veut "réfléchir" sur cette comptabilité, pour comparer et, éventuellement, modifier les dépenses. D'ailleurs, la seule contrainte de devoir noter est parfois suffisant pour éviter une dépense superflue.

 

                  Voici donc mon bilan de l'année 2011.

 

 14 809 € de dépenses

 16 200 € de salaires.

 Si je retiens 10% d'erreur, en 2011 j'ai dépensé la totalité de ma pension de retraite. Au cours de l'année 2011, j'ai eu des dépenses de santé supérieures aux autres années (1213€ + 469€), optique et dentisterie.Je ne dépense pas beaucoup en alimentaire, mais le budget transport et automobile pèse un peu sur le budget. Le loyer représente 35% de mes ressources, je ne peux pas y échapper, à moins de vivre dans 25 mètres carrés.

  Mes dépenses de voyage (avion, voiture de location, hôtel) n'apparaissent pas dans les colonnes et sont financées? à part, sur mes économies.

 

 

budget 2011-copie-2

 

      Comme vous pouvez le voir, chaque ligne de dépense est ordonnée  en fonction de sa valeur. Comme chaque année, je vais modifier pour 2012 le rang de chaque ligne. Les dépenses de santé vont remonter au troisième rang. Les dépenses "diverses" passeront au 6ièm rang, je vais aussi faire disparaître les dépenses bicyclette (qui iront avec les dépenses 'voiture',  les lignes 15, 20, 21 et 22 seront également éliminées.

 

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C'est tout ce que j'ai à vous confier, c'est la trève des confiseurs. 

Si cela vous chante, vous pouver quand même écouter

la musique du film : "Il était une fois dans l'Ouest"

Une époque, aujourd'hui révolue où 

les Italiens savaient encore faire des Westerns !


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Par Alinos - Publié dans : le nouveau monde - Communauté : VOYAGES (alinos)
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 00:00


 

Pour vous en dormir, en cette nuit de Noël, j'ai choisi des chants grégoriens, croyez-moi après une bonne bouffe, il n'y a pas mieux pour s'endormir à table. 

 J'ai des idées fixes. Des obsessions. Le fait de vivre seul renforce certainemant. Je remarque certaines choses plutôt que d'autres. Le communautarisme me contrarie beaucoup. Je vois à quel point les communautarismes arment les populations. Ils leur donnent de "bonnes raisons" de tuer leurs voisins. Je suis particulièrement contrarié parce qu'il y a beaucoup de "braves gens" dans les communautaristes.  Je viens d'entendre une série d'émissions sur les Rois d'Afrique. Ils seraient des milliers à gérer leur territoire, en dehors des Etats-Nations. Le communautarisme frappe terriblement les Chrétiens d'Iraq, d'Egypte, et d'ailleurs...Sans aller si loin, en France, rien que le fait d'être satisfait de placer se logo de son département sur la plaque de sa voiture, est déjà du communautarisme.  Depuis que je possède une voiture, j'ai eu un véhicule immatriculé en Angleterre et au moins 13 immatriculations dans des départements différents en France métropolitaine. ma dernière immatriculation, comme la loi le permet, j'ai choisi la Guyane (973). Voilà jusqu'où va mon anti-communautarisme en matière d'immatriculation de mes véhicules automobiles.

Le communautarisme séparent les communautés. On reste entre soi. Hors de la communauté, point de salut. Dans certains lieux, celui ou celle qui cherche à s'individualiser risque gros. Les communautés ont leurs règles, les lois religieuses ont la peau dure. Dans certains lieux, seules les lois religieuses sont reconnues. Malheur à celui qui ne croit pas au même dieu ou qui ne croit en aucun dieu.

Même aux Etats-Unis où la liberté individuelle est au centre des préoccupations des Américains. Avoir une religion est un "MUST". Un fanatisme épouvantable qui dans certaines écoles américaines ont obligé les enseignants à enseigner des conneries sur l'origine de l'homme, sur l'évolution des espèces.

 

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Je tourne la page. On ne peut pas vivre toutes les heures de la journées avec des contrariétés. C'est pour ça que les humains ont créé des temps de distraction, de plaisir, de cha-cha-cha. Pour écarter le stress. J'aime bien ce mot. Je ne suis pas le seul. C'est un mot qui a les faveurs de tous les publics. Un mot générique.

Comme pression. "Evacuer la pression". En 1997, j'ai rencontré mon fils qui venait d'abandonner ses études d'architecture. Je lui ai demandé pourquoi avoir abandonné. Sa réponse : "trop de pression". Formule agréable à formuler. Mais, oh combien flou...

Une sorte de langue de bois. 

Les jeux sont aussi bien commodes pour échapper aux dureté de la vie. Je connais des personnes qui sont joueurs. Ils sont souvent divorcés. Pas vraiment facile d'épouser une joueur ou une joueuse. Le genre de personne qui s'échappe. On peut le retrouver là où on ne l'attend pas. Les jeux sont des grands mystères pour les non-joueurs.

  Je suis un non-joueur. Je me souviens avoir jouer aux billes, gamin, mais c'est tout. Je n'ai aussi jamais lu un livre pour passer le temps (livres de gare : polars ou science-fiction). Si, j'en ai peut-être lu trois ou quatre, dont "le troisième homme" de Graham Green et un Chandler, mais aucun Simenon. 

Je ne connais pas les règles des jeux de ballons, jeux d'échecs, de dames, dominos, cartes.....tout ça m'est inconnu. Mes soirées entre amis, c'étaient des conversations, jamais de jeux. 

  Je n'ai rien contre les joueurs. Je connais d'ailleurs quelqu'un de très intelligent et très cultivé qui est très joueur. Il a fait beaucoup, dont des jeux de rôles et le go. 

 

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Ce texte devrait être sur mon blog le 24 décembre. Pour cette nuit de Noël vous devinez que je ne vais pas vous chanter des cantiques. Je voudrais, quand même vous souhaiter, cher(ère) blogueur (euse),  de bons moments en agréable compagnie. Moi, je serai au chaud en compagnie de moi-même....et ce n'est pas si mal, croyez moi. 

 

 

 

Par Alinos - Publié dans : blog
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 00:00

 

La voix de Tino Rossi, une douceur


Vendredi 16 décembre 2011

Je n’ai pas vu passer la semaine. Je n’ai rien fait de particulier. Même pas de soucis de cadeaux. Une semaine pratique. Des certitudes en progression sur la perte des Triple A français. Il paraît que la plupart des Français savent tout sur le Triple A, les différents endettements possibles : l’endettement des banques, des services publiques, des collectivités locales, les prêts personnels...Maintenant, il n’y a que les Grecs pour être plus fort en économie que nous !!

 Nous sommes dans l’expectative d’une catastrophe annoncée, comme les météorologues annoncent la tempête du siècle. On sait qu’elle va venir. On ne sait pas trop qu’elle force elle aura et qui elle frappera. Chacun espère que ce sera l’autre qui sera le plus touché. Belle collectivité que la nôtre.

 

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L’effaré prodigieux

C’est ainsi que nommait Roland Dubillard, Bertrand Poirot-Delpech, un dramaturge, acteur, poète, dont j’ai toujours ignoré l’existence, y compris son nom. A lire les articles élogieux que je lis sur ce monsieur, je me sens inculte, ignare.

Nous vivons dans un monde médiatique. Quand le grand média ne parle pas de quelqu’un, il est inconnu du grand public. Et on est vite à côté de ses pompes si on se concentre sur son travail et sa vie familiale. De 1978 à 2000, j’étais particulièrement concentré sur ma vie et mon environnement proche. J’étais bien loin des metteurs en scènes, des acteurs ou des poètes. Combien sommes-nous à nous intéresser qu’à nous-mêmes ?

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Pascal Janovjak et Kim Thuy

Je vous avais raconté dans ce blog comment j’ai rencontré Pascal Janovjak, il y a un an et demi. Il a écrit un premier roman : “L’invisible”. Il se consacre maintenant à l’écriture.  Il m’a annoncé, il y a quelque temps déjà, sa rencontre avec Kim Thuy, une auteur vietnamienne qui vit maintenant au Canada. Elle a écrit un petit livre  sur son départ du Vietnam et son installation en Amérique. Un livre très apprécié par les critiques littéraires français et canadiens.

Voilà que Pascal et Kim viennent de publier ensemble  un  livre sur leur correspondance par courriels. Le livre  vient de paraître aux Editions Liana Levi, le titre est un peu énigmatique :  “ A TOI”, je pense qu’il s’agit là d’un clin d’oeil entre les auteurs.

  Encore dont un livre commandé sur Amazon. Si ça continue comme ça, je vais dépenser tous mes sous en livres! 

Ces achats, non compulsifs, sont la juste compensation de ma solitude sociale.

 Plus on est isolé socialement,  plus on cherche à renforcer ses attaches avec à le monde, même s’il s’agit là d’un télé-attachement, un peu abstrait.

 

Par Alinos
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 00:00

 

 

 

 

 

 vendredi 9 décembre, 9 h 00

Je me lève tôt avec les résultats de la réunion de Bruxelles sur l'avenir de l'euro. Je n'ai pas été surpris par l'attitude des Britanniques. David Cameron avait déjà annoncé la couleurs. La Grande Bretagne a toujours été "eurosceptique" et le restera, peut importe ce qu'il pourra se dire à Bruxelles. A la naissance même de l'Europe, en 1957, elle n'était pas intéressée de rejoindre les 6 pays qui ont constitué le noyau dur de l'Europe. Ils ont souhaité entrer quand De Gaulle a mis son veto. Par la suite, Mme Thatcher, Premier Ministre pendant plus de de 10 ans, a embêté les européens pour récupérer des 'ristournes' sur la politique agricole commune... ensuite c'est le refus des accords de Schengen, de l'euro....La spécialité de la Grande Bretagne c'est être dans l'Europe pour pouvoir dire "NO". 

A part cette contrariété prévu à l'avance. C'est une bonne chose que 23 pays sur 27 ont signé l'accord de la nuit dernière sur la création d'un nouveau traité en mars prochain, traité qui précisera les responsabilité des Etats membres et les pénalités en cas de non respect de ces ces accords. Par ailleurs la Banque Européenne, par le truchement du FMI, pourra prêter à un taux intéressant en cas de necessité.

   Les pays qui manquent à l'appel sont : la Suède, la Hongrie, la Répuplique tchèque et la Grande Bretagne. La Suède a les capacité de faire chambre à part, elle vit sa vie et la vit bien. Quant à la République tchèque et la Hongrie, ces deux pays (à mon humble avis, comme tous les Français j'ai mon opinion) ces pays sont trop proches de l'Allemagne pour rester longtemps à l'écart de ce qui se passe en Europe. Pour des raisons électorales, ils ont voulu montrer "leur souveraineté", ils rentreront rapidement dans l'espace majoritaire de l'Europe.

                              Je pense aujourd'hui que l'Euro passera Noël, n'en déplaise à Monsieur Jacques Attali.

 

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    Jeudi 8 décembre

J'ai mis une guirlande électrique à l'extérieur de la rambarde du balcon. Je l'allume avec un programmeur dès 6 h du matin, jusqu'au lever du jour vers 8h30. Comme j'habite sur la route nationale, les automobilistes sont obligés de la voir. Cette guirlande me fait souvent penser à Florence Nightingale (1820-1910), infirmière britannique pendant la guerre de Crimée qui faisait ses rondes la nuit avec une lanterne. Je m'imagine cette lanterne qui circule parmi les malades, qui donne une petite lueur d'espoir à tous ces hommes malades du choléra ou de dysentrie ou blessés. Je mets cette guirlande pour offrir une petite lumière à tous ceux qui vont bosser à 6, 7 heures du matin. Et ils sont nombreux les frontaliers qui passent devant chez moi, à une heure aussi matinale. Ce cortège de voitures me redonne le goût de vivre. Je sais que ces travailleurs (en plus de la dette punblique) payent ma retraite. Je leur dois cette guirlande éclairée quand le jour n'est pas encore levé.

 

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La tempête en Europe

 

Comme tout le monde, je suis gavé d'information sur la crise de l'euro et de l'Europe. Chacun y va de son mot. Même les Anglais, qui ne sont pas dans l'euro, se sente à l'étroit dans leur île et David Cameron peste de ne pas être associé aux discussion Merkel/Sarkozi. Comme toujours, les Anglais sont les présents/absents de l'Europe. Ils sont toujours dans cette situation bancale parce qu'ils ne savent pas se situer avec l'Europe. Une maladie chronique qui a quand même l'avantage de garder au large les envahisseurs.

Mais revenons à nos moutons. Les citoyens d'Europe commencent à se perdre dans tout ça. Les hommes politiques sont confiants, même à deux doigts du trou, ils estiment toujours loin le danger. Les économistes doublent les explications et estiment que les politiques ont peur de prendre les bonnes décisions pour des raisons électorales. Les Grecs, les plus exposés, sont dans la panique complète. Des groupes sortent dans la rue déguisés en Nazis et miment la Chancelière allemande à un despote redoutable à l'égard de la Grèce. Encore une tragédie grecque qui risque de mal finir.

Nos dirigeants n'ont malheureusement pas l'aura d'un grand homme politique qui sait annoncer les mauvaises nouvelles pour les faire accepter par le plus grand nombre.

Il nous faudrait aujourd'hui un Pandit Nehru, un Winston Churchill, un Charles de Gaulle, ou un George Washington. On dit que c'est dans les situations de crise qu'émergent les Grands Hommes (Femmes), pour le moment l'Europe n'a pas trouvé l'homme charismatique qui saura dire les choses pour les faire admettre par la majorité des citoyens.

J'ai regardé sur internet sur la personnalité charismatique. J'ai trouvé une définition en 6 points que je me fait un plaisir de vous donner. 

  L'homme ou la femme charismatique à 6 qualités :  1) la simplicité; 2) la capacité d'écouter les autres; 3) la confiance en soi et dans les autres 4) la capacité d'agir; 5) le respect des engagements 6) être bien dans sa peau.

  Quand il s'agit d'un homme politique, il doit certainement avoir d'autres qualités comme le sens de l'histoire et l'intuition politique.

  Pour éviter une résurgence du nationalisme en Europe, il faudrait que cet homme providentiel nous vienne d'un petit pays d'Europe pour éviter les amalgames historiques, quelqu'un comme Paul Henry Spaak, personnalité politique belge, aujourd'hui un peu oubliée ou Jean Monnet, un des fondateurs de l'Europe Unie.

Dans ces temps difficiles, je me mets à rêver. C'est connu que la plus belle poésie trouve son aspiration dans les épreuves. Les gens heureux n'ont pas d'histoire.

 

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Par Alinos - Publié dans : UNION EUROPEENNE
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