extrait du musée de "Modern Art" de Las Vegas
Vendredi 27 Mai 2011
J’ai dormi sur le parking de l’hôtel-casino Ramala. Nuit tranquille sans va-et-vient perturbateur. J’ai eu presque froid. Je me suis levé avec le jour à 5 h30.
Les nuits sont froides dans le désert comme la température peut être élevée pendant la journée. C’est connu, mais on le vit, on n'est pas près d'oublier, et on regrette sa petite laine.
bureau de poste de Goldfield fermé, mais ouvert jour et nuit pour ouvrir l'accès
aux usagés qui ont une boîte postale
Il est maintenant presque 9h00, après trois heures de route à la fraîche, j’ai croisé deux (anciens) villages de chercheurs d’or. L’un s’appelle Goldfield, il est sorti de rien, comme les autres, au début du siècle. Un village de chercheurs d’or où il a été extrait pour $ 84,000,000 de 1904 à 1918. Au plus fort de son activité la ville comptait 20,000 habitants. Aujourd’hui, une centaine d’habitants fait de la résistance et se maintient encore là, sur ces terres inhospitalières. Des durs à cuire certainement, des anciens du Viêtnam peut-être. Plus d’or, mais la paix. Ils vivent dans des cabanes ou des vieux mobile-home.
vitrine d'une boutique de chez WYNN
Je suis maintenant à une vingtaine de miles de la célèbre « Death Valley »,il faut en faire un peu plus avant de trouver l’entrée du parc. Aux Etats-Unis tous les sites naturels importants sont "protégés" dans des "National Parks"parks payants, avec rangers et tout le tra-la-la. Cette fois-ci, Je ne ferai pas le détour pour un national park, même pour celui de « Death Valley ». J'ai mon compte de désert pour cette fois. Je me souviendrais de la route 95. Mais aucun reproche sur le spectacle qu'offre le désert; c'est vraiment bouleversant. Cette sécheresse, la végétation épineuse qui pousse on ne sait comment parce qu'il n'y pleut que rarement; ces collines que l'on traverse avec ses sommets pointus ou ronds, qui succèdent les unes aux autres sur des centaines de km. Pas d’habitants ou si peu qui occupent leur abri de fortune, que l'on croisent rarement. On est au cinéma.
Il y a quand même des habitants quelque part !
Vendredi 27 Mai,15h30
mon arrivée à VEGAS
Je n'ai pas vu passer la dernière centaine de miles. Je commence à être un homme du désert. La familiarité avec cette terre prend racine. A l’entrée de Vegas, je me suis même arrêté pour acheter une autre paire de chaussures, j’en suis à ma troisième. [J'en achèterais quatre paires en tout]. Un joli vélo à 85 dollars m’intéresse. Je ne vais pas tenter le diable en essayant d’en ramener un.
LasVegas ne m’apparaît pas très différent, de celui de mon dernier passage, il a deux ans. J’ai tout mon temps pour partir à la découverte de cette ville de rêve. J’ai vraiment l’impression d’être en dehors de la photo. un homme invisible en quelque sorte, comme celui de Pascal Janovjak, qui voit les autres sans être vu et qui en rigole bien. Pas complètement faux. Je suis à part et j'aime ça. Un solitaire qui aime la compagnie. Peu importe. Je suis ravi de voir les gens content d’être à Vegas. Et ils sont nombreux. Certains vont dans les bois pour décompresser et d’autres à Vegas.
La sécurité d'abord [ à Goldfiel]
Lundi prochain [ 30 Mai] est jour férié aux Etats-Unis., le « Memorial Day », célébré le dernier lundi de mai depuis 1886, en hommage aux victimes des guerres, et en premier, des victimes de la guerre de sécession (1861-1865). Je ne m’attends pas à voir Las Vegas fermer ses commerces, ce jour-là. Ce serait plutôt le contraire qui pourrait se produire.
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