70 ans et après ?
Le dollar est à 1,49 euros. Ça grimpe, ça grimpe. C'est bien pour les touristes et le baril de pétrole, dont le prix,
cependant, continue à monter. Avec un euro faible, je n'ose pas imaginer combien nous paierions l'énergie. L'état de l'économie américaine et d'autre paramètres entrent, évidemment, en ligne de
compte. J'ai payé cette semaine, en Allemagne, 1,64 € le litre de super 95. Je suis encore sous le choc. Quand le litre passera à 2 €, je paierai et après, j'achète une voiture à pédales
!
Céline et le Voyage au Bout de la Nuit
Quelques pages après la page 101 (où j'en était
resté la semaine dernière),le héros du livre est parti pour l'Afrique de l'Ouest, échappant ainsi à la boucherie de la guerre 14/18 et à « l'esprit de guerre » qui sévissait en France,
avec ce patriotisme de « planqués ». L'Afrique ne l'a pas réconcilié avec les être humains, en plus du colonialisme sauvage qui sévissait à cette époque en Afrique, il devait endurer
les désagréments de la grande forêt tropicale, avec sa chaleur poisseuse qui transmet des maladies « dégueulasses ».
Moi-même, à la lecture, je me suis presque senti mal. J'ai atteint péniblement la page 190 quand il a été transporté
mourant dans une petite ville de la côte africaine pour y être soigné.
Céline ne nous épargne rien. Le voyage, nous le faisons avec lui. Miracle de la littérature, par les mots, nous nous
associe à 'cette crasse', comme dans un mauvais rêve où le délire l'emporte.
Régime Pierre Dukan
J'ai eu l'occasion de parler régime ces derniers
jours en Allemagne. A mon retour, j'ai recherché dans le livre de Dukan : « je ne sais pas maigrir » des confirmations à nos interrogations. Je suis tombé sur un passage que j'avais
ignoré à ma première lecture. Dukan dit que chaque kilo de graisse stockée vaut 8000 calories. Il dit aussi qu'une heure de marche permet de griller 300 calories. En multipliant, le nombre
d'heures avec les jours de marche, on peut voir combien de kilos on peut perdre à la fin de chaque mois.
Cette comptabilité peut paraître inutile, ou
même idiote à certains, mais je fais à peu près la même chose quand je note ce que je mange et bois. Je ne pèse pas ce que je mange mais je note ce note en détail mes menus de la journée. : ex.
une salade de tomate, un yaourt, une portion de camembert, etc. Y compris le pinard. C'est d'ailleurs sur ce chapitre que j'ai le plus de mal de respecter les règles que je me fixe. Noter ce que
je mange, m'oblige à la rigueur et à l'honnêteté. Je ne peux pas tenir volontairement une comptabilité, m'imposer des règles et les enfreindre. Je dois avouer que j'ai du mal à tenir sur le
chapitre du pinard et des gâteaux. Je n'ai pas de problèmes pour la graisse et le sel.
Noter ce que je mange est une opération tellement chiante que je ne peux que m'astreindre aux règles que je me suis
données. Quand on vit seul, on a besoin d'une technique pour poser des objectifs et s'y tenir. Le personnage de Robinson Crusoë m'a beaucoup aidé. C'est chez les grands solitaires que je trouve
mon inspiration.
Je reviens à la
marche.
Un autre bénéfice de la marche est la prise de contrôle de ses muscles. Ces jours derniers, j'ai marché une heure
avec mon ami Dierk qui se tient un peu voûté, à 70 ans, c'est acceptable, mais cela peut être évité. Ma petite expérience de marcheur m'a appris que, si l'on se concentre sur son corps pendant la
marche, on obtient de meilleurs résultats. Par exemple sur la posture que l'on prend quand on marche. On peut penser à rester droit en serrant ses bras dans son dos. Certains muscles reprennent
du service. C'est un peu douloureux au début, mais avec les semaines, le dos se redresse.
Il est exclus d'essayer de faire ça en discutant avec quelqu'un. Il faut penser en permanence à son corps qui
travaille, son dos qui se redresse. A ma grande surprise, avec mon ami, je me suis retrouvé dans une posture de moniteur de sports qui donne des conseils. Moi, qui ai toujours négligé mon corps
par le passé... C'est fou ce que l'on peut changer au fil du temps et des évènements.
Le mariage princier de Kate et de William.
J'ai vu les quelques images du mariage à la
télé. Je ne suis pas habituellement friant de ce genre de manifestations. Tout ce qui touche la vie des rois et des reines les intérêssent, eux, principalement. Mais cette fois-ci, sachant qu'il
s'agissait du mariage du fils ainé de Diana Spencer décédée dans des conditions atroces, après un mariage raté avec Charles futur roi d'Angleterre, j'ai, malgré moi, senti un intérêt à la
chose.
William a l'air de bien se sortir de sa douloureuse histoire. C'est maintenant un grand gaillard qui semble bien dans
sa peau. Kate paraît bien sous tous rapports. C'est peut-être le début d'une belle histoire. Les gens ont besoin de belles histoires d'amour. Cette histoire là comme presque comme un conte de
fées. Des milliers de gens ont patienté des heures pour voir de leurs yeux les jeunes mariés. Une histoire d'amour vaut bien quelques lignes dans le blog d'Alinosdeslorreytos, n'est-ce
pas?
Ma visite chez Dierk et Shamsa en Allemagne
Une visite de 36 heures pour un voyage de 18
heures. Je ne déteste pas la voiture, mais je n'aime pas la conduite sur autoroutes allemandes. Beaucoup de stress. Ce n'est pas la vitesse de mon véhicule qui me stress, je roule derrière les
camions. Mais la vitesse des autres voitures. J'ai l'impression d'être perdu dans un jeu de la vie et de la mort. Aux États-Unis, sur les autoroutes, la vitesse est limitée à 65mph maximum
(100km/h). En France c'est 130 km/h, par temps sec, qui est la règle. En Allemagne, je ne sais pas trop. Il existe des limitations à 120 km/h, mais la vitesse est souvent illimitée. Je ne sais
jamais quand une voiture va débouler à 160 ou plus. Très stressant. J'ai roulé sous un orage, la route était détrempée et des voitures m'ont doublé à 130 ou 140 km/h. Je ne sais si les
conducteurs de ces véhicules sont très à l'aise dans ce moments-là mais je peux dire que moi, je n'en mène pas large.
J'étais ravi d'être chez mes amis. J'y suis
resté 36 heures, mais 36 heures non-stop. Une soirée qui s'est terminée à 3h45. J'ai tenu le coup. J'étais pourtant levé depuis 5 h du matin, ce jour-là j'avais parcouru 520 km sur autoroute de
tous les dangers.
J'ai beaucoup bu. Entre 19h et 4h du matin, on
peut ingurgiter facilement une bonne quantité d'alcool sans tomber raide mort. La binge drinking c'est pour les jeunes à la recherche de quelque chose... Moi j'ai vécu la soirée d'anniversaire
comme une célébration d'un retour de voyage. Pour l'occasion, il s'agissait d'un voyage dans le temps. Tous les invités présents connaissaient évidemment le couple Dierk et Shamsa, des fragments
de vie manquaient aux invités, y compris à moi-même qui ai perdu le contact pendant une quinzaine d'années. Mercredi, Dierk a comblé ces vides, comme dans un puzzle, nous a donné les morceaux
manquants. Comme support, il a fabriqué un diaporama où il a reconstruit sa vie. Sa famille, ses ambitions, ses femmes, ses voyages, ses rencontres africaines, etc... Nous étions une quinzaine à
suivre les aventures de notre hôte. A 70 ans, avec sa fougue habituelle, il nous a conté les grandes lignes de sa vie, une autobiographie en quelque sorte. Ce genre d'exposé est un vrai jeu
d'équilibriste. Comme une pièce de théâtre, on voit tout de suite si c'est raté. Avec Dierk, cela ne pouvait que réussir. IL a une telle force de conviction... Il nous a enveloppé dans son
discours passionné, en allemand et un peu en français pour ne pas d'exclure du groupe. Sa fille a aussi traduit au groupe des documents en français. Pour moi et pour la faire participer. Un bon
exercice de sociabilité. Dierk tenait beaucoup à nous dire ce qu'il a caché pendant des années pour ne pas nuire à son travail d'historien. Secrets de famille. Comme il a pu le dire au cours de
son exposé, notre vie s'inscrit dans un schéma familial qui, bien que discret ou secret, est présent, souvent inconsciemment, dans les parcours de vie. Pour son anniversaire, Dierk nous a fait,
en douce, un cours sur le structuralisme. Je ne suis pas surpris. Je me souviens des années où, à Paris, il me parlait de Louis Althusser et de Bourdieu qui étaient à la mode dans les années 70.
En fait, mercredi dernier, les invités ont profité de l'histoire d'une vie d'un ami qui vit intensément. Cet enthousiasme existentiel a des retombées sur tous les proches. Grace à lui, nous avons
la preuve que la vie est quelque chose de merveilleux et qu'il faut savoir en profiter intensément et jusqu'au bout.