Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 17:25

Le Los Angeles Times fait son titre sur Dominique Strass Kahn. Après les affaires d'argent, nous avons les affaires de sexe. Après Berlusconi et Rubi sa put de luxe, nous avons, en France, Dominique Strauss Kahn et sa femme de chambre d'un hôtel de luxe. La politique a atteint son sommet. Bravo ! 

L'extrême droite est en pleine jubilation.

A samedi pour le bulletin hebdomadaire.

 

 

 

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Par Alinos - Publié dans : U.S.A.
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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 07:32

Je suis rentré ce matin à 7h15 de la campagne. J'ai bien roulé. Plus de 500 km dans la journée d'hier, avec une petit sieste dans l'après-midi. Hier soir, je n'ai pas trouvé d'hôtel à ma convenance. Pas de Formule 1 ni de Première Classe Hôtel sur ma route.J'ai donc roulé jusqu'à la tombée de la nuit. J'étais presque arrivé à la limite des Vosges et du Haut Rhin. C'est sans mal que J'ai trouvé un parking sur la place de l'église d'une petite ville. Les cloches ont sonnées tous les heures et les demi-heures. je me suis bien endormi car je ne les ai pas toutes entendues.

   J'ai pris mon petite déjeuner à la maison avec une bonne ficelle de pain de campagne. J'ai la chance d'avoir, en bas de chez moi, le meilleur boulanger de la ville. J'ai regardé mes mails. Des messages d'anniversaire (je suis né le 10 Mai), Je n'ai pas l'habitude de fêter les anniversaires, mais d'autres le font, surtout ceux qui sont inscrits sur facebook.

   je me suis décidé d'apporter une bouteille de pinard et un sauciflard à Los Angeles. L'idée de sortir mon pinard et mon sauciflard de ma musette à Los Angeles me plaît assez....J'ai peur du douanier. l'introduction de denrées alimentaires est interdite aux USA. Je vais essayer de vanter les mérites du Haut-Médoc et du saucisson sec label rouge, produits régionaux de haute qualité, même pas comparable avec les Big Mac des restaurants Mac Donald's ou des logiciels de Microsoft. Dans le pire des cas, j'espère qu'il boira la pinard, mangera le sauciflard mais ne me fera pas payer un amende pour "tentative d'introduction de nourriture sur le sol américain".

  A l'avant-veille de mon départ, je me sens bizarre. Comme les fois précédantes. Je ne sais pas où je vais. L'idée d'une nouvelle errance ne me fait pas sauter au plafond. Au contraire. Mais comme d'autres avant moi, le vent du large m'appelle. Je ne sais rien faire d'autres que errer. Ca coûte pas cher...Et on voit quand même des choses. Bien sûr, des trucs qui ne figurent pas dans les guides touristiques. je m'en fous des guides. Je fais la route. Faire la route aux Etats Unis, c'est un grand classique. Tocqueville l'a faite, Kerouac, BHL, Simone de Beauvoir (oui, mais pas beaucoup), etc...

  En Europe, on ne fait pas la route. Certainement, à cause de l'étrangeté des autres pays où on  ne parle pas la même langue, où les coutumes si différentes. Aux Etats-Unis, malgré les distances, les Américains se sentent Américains. Nous, on a un mal fou à nous sentir Européens, surtout en politique étrangère.

  Pourquoi j'aime l'Amérique ? Les enfants quand ils ne savent pas quoi répondre, il leur arrive de dire "parce que".... Blaise Cendras faisait pareil. Quand un journaliste lui demandait pourquoi il écrivait. Il disait aussi ...."parce que".

  Je peux quand même dire que j'aime les américains de la la campagne, ceux qui se lèvent tôt et qui font une pause à la pompe à essence prendre leur café et leur réserve de cigarettes de la journée. Ils arrivent souvent en pick-up. souvent ces vieux pick-up bruyants avec du bordel derrière. Des cow-boys des temps modernes. Ils m'impressionnent toujours avec leur casquette de baseball ou leur chapeau de cowboys. Il n'est pas rare de les  trouver rassemblés autour d'un "diner" ou d'une "gas station" à 6 heures du matin. On bosse en Amérique. Le travail est peut-être l'activité principale d'un américain alors que ce n'est pas le cas pour le français qui va au boulot pour gagner sa croûte, ce qui lui demande beaucoup de sacrifices !

       Cette fois-ci, j'emmène avec moi un mini ordinateur portable et  deux appareils photo. J'aurai aussi mon GPS américain, il me faut au moins ça vu l'étendu du territoire et l'absence de panneaux indicateurs.

   Je vais maintenant mettre cette page sur le blog pour qu'elle paraisse demain samedi, quand je serai dans l'avion : un Airbus 319-100 de la British Midland Airways qui assure maintenant quelques vols avec l'Angleterre, à 10h25, après l'escale de Londres, je serai dans un nouvel avion pour Los Angeles, le vol est opéré par une compagnie américaine, l'United Airways, l'avion, un Boeing 777. Le vol durera 11h15. J'aurai le temps de faire 10 fois le tour de l'avion (l'espace autorisé pour la classe "economique". La classe affaires est toujours bien cachée par de lourds rideaux. Le charme discret de la bourgeoisie doit être respectée.. Surtout ne pas montrer aux pauvres ce que l'on y  mange et comment on y dort. Je m'en fous, quand l'avion se crushera, on sera tous  dans le même cercueil...


 

 

 

 

 

 

 


Par Alinos - Publié dans : U.S.A.
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Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 00:00
Dame VERA LYNN

 

 

 

      Qui ne se souvient pas de cette voix qui partait au front pour réconforter les troupes de sa gracieuse magesté pendant la dernière guerre  ?

Je m'en souviens.  J'avais 10 dans quand elle chantait encore dans les années 50. Ou bien est-ce dans "Dr Stangelove" de Stanley Kubrick ? Peut importe le ou ou le quand, ce qui compte, c'est qu'elle est toujours là, parmi nous à 92 ans et que de temps en temps, elle nous chante encore une sérénade. Et, en plus, l'annnée dernière, elle a  reçu un Nième prix : le Top 50.

 J'ai choisi cette vidéo, pour les  soldats qui font la guerre pour d'autres et pour des valeurs humaines qu'ils défendent chèrement  de leur vie. Ils ont besoin de savoir qu'on ne les oublie pas.


Peter Coler

JJ'ai rencontré un peintre allemand à la petite fête chez mon ami à Bayreuth. Il s'appelle Peter Coler(voir son site sur internet), et il fait de très belles choses en peinture à l'huile. Il m'a envoyé un catalogue, je me suis permis de prendre en photos des photos du catalogue. Le résultat n'est pas très brillant et je m'en excuse auprès de l'artiste. On voit quand même le style de l'artiste. J'aime beaucoup. Et vous ?

 

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voyage au bout de la nuit (suite et fin)

p184 à 236.

Le héros du livre a quitté, malade, l'Afrique pour les États-Unis. Il a fait la traversée en galère....Là je n'ai pas compris la pirouette littéraire. Il est arrivé en plein sur New York. La galère devait être au moins équipée d'un bon GPS !

J'abandonne. J'ai lu plus de cinquante pages du séjour du personnage central du roman. Encore des histoires de femmes troubles, d'un travail à Detroit chez Ford. Des clichés encore. Voilà. J'abandonne. C'est peut-être un grand roman, mais j'ai d'autres choses à lire...

 

Le journalisme de la politique intérieure française.

Je suis dans ma période noire. Je ne supporte plus les journalistes qui passent leur temps à demander au Parti Socialiste si Dominique Strauss Kahn ou Martine Aubry ou....un tel ou une telle...sera oui ou non candidat aux primaires en vue des élections de 2012.

Je ne sais pas si la profession se rend compte de quelque chose, mais ce harcèlement rend les informations politiques indigestes. Qu'on foute la paix aux futures candidats. Ce qui compte c'est la gestion du pays : les décisions politiques et économiques prises les résultats, quand on peut les mesurer. Les projets des partis, quand ils existent, etc...

En ce moment, ces mêmes journalistes sont en train de se demander si la femme du président est oui ou non enceinte !! Je crois qu'il est maintenant temps de mettre en berne le drapeau de la profession.

VOYAGE USA 14 MAI AU 15 JUIN 2011

Mon 7ièm voyage depuis 2005. Il y a quelques années, je n'aurais même pas imaginé sortir de l'Europe. J'ai eu besoin de cette année 2005, quand j'ai réalisé qu'habiter à quelques kilomètres de chez mon fils ne me rapprocherait pas de lui. J'ai décidé de partir et "voir du pays". Expression qui doit dater de la guerre 14/18 !

J'ai bien profité de ce grand voyage de l'année 2005  où j'ai réalisé que je n'étais pas "trop vieux" pour voyager. Cette année-là j'ai traversé une douzaines d'états américains, vécu trois mois en Polynésie française, trois mois en Nouvelle Zélande et autant en Thaïlande et Malaysie.

On apprend beaucoup en quittant son périmètre d'habitudes. C'est bien sûr plus rassurant d'être confortablement assis dans son pré carré. On peut plus facilement tenir les autres en respect. Je suis chez moi et je vous emmerde !

Un peu exagagéré. Mais si peu. Alors que quand on ne possède plus rien, sinon une voiture de location et une carte de crédit avec un peu d'argent dessus, on est fait moins le fier. C'est là que tout vous parle. Le moindre bâtiment au bord de la route, quelqu'un qui vous regarde passer, un commerce là où il y a le désert. C'est émouvant d'être seul et vieux dans un pays inconnu dans on ne sait pas ce que l'on va manger à midi et dormir le soir. C'est peut-être ce dont j'ai besoin pour sentir encore la vie en moi. J'exagére peut-être un peu. L'Amérique, ce n'est pas l'Amazonie. Les animaux féroces et dangereux ne font pas du stop sur les routes nationales !

 


Le blog, à partir de la semaine prochaine, cessera de paraître tous les samedis pendant la durée du voyage. Vous savez, qu'il m'est toujours difficile de trouver un signal WIFI pour envoyer mes pages et photos.


Par Alinos - Publié dans : U.S.A.
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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 15:40

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70 ans et après ?

 

 

 

 

Le dollar est à 1,49 euros. Ça grimpe, ça grimpe. C'est bien pour les touristes et le baril de pétrole, dont le prix, cependant, continue à monter. Avec un euro faible, je n'ose pas imaginer combien nous paierions l'énergie. L'état de l'économie américaine et d'autre paramètres entrent, évidemment, en ligne de compte. J'ai payé cette semaine, en Allemagne,  1,64 € le litre de super 95. Je suis encore sous le choc. Quand le litre passera à 2 €, je paierai et après, j'achète une voiture à pédales !

 

Céline et le Voyage au Bout de la Nuit

Quelques pages après la page 101 (où j'en était resté la semaine dernière),le héros du livre est parti pour l'Afrique de l'Ouest, échappant ainsi à la boucherie de la guerre 14/18 et à « l'esprit de guerre » qui sévissait en France, avec ce patriotisme de « planqués ». L'Afrique ne l'a pas réconcilié avec les être humains, en plus du colonialisme sauvage qui sévissait à cette époque en Afrique, il devait endurer les désagréments de la grande forêt tropicale, avec sa chaleur poisseuse qui transmet des maladies « dégueulasses ».

Moi-même, à la lecture, je me suis presque senti mal. J'ai atteint péniblement la page 190 quand il a été transporté mourant dans une petite ville de la côte africaine pour y être soigné.

Céline ne nous épargne rien. Le voyage, nous le faisons avec lui. Miracle de la littérature, par les mots, nous nous associe à 'cette crasse', comme dans un mauvais rêve où le délire l'emporte.

 

Régime Pierre Dukan

J'ai eu l'occasion de parler régime ces derniers jours en Allemagne. A mon retour, j'ai recherché dans le livre de Dukan : « je ne sais pas maigrir » des confirmations à nos interrogations. Je suis tombé sur un passage que j'avais ignoré à ma première lecture. Dukan dit que chaque kilo de graisse stockée vaut 8000 calories. Il dit aussi qu'une heure de marche permet de griller 300 calories. En multipliant, le nombre d'heures avec les jours de marche, on peut voir combien de kilos on peut perdre à la fin de chaque mois.

Cette comptabilité peut paraître inutile, ou même idiote à certains, mais je fais à peu près la même chose quand je note ce que je mange et bois. Je ne pèse pas ce que je mange mais je note ce note en détail mes menus de la journée. : ex. une salade de tomate, un yaourt, une portion de camembert, etc. Y compris le pinard. C'est d'ailleurs sur ce chapitre que j'ai le plus de mal de respecter les règles que je me fixe. Noter ce que je mange, m'oblige à la rigueur et à l'honnêteté. Je ne peux pas tenir volontairement une comptabilité, m'imposer des règles et les enfreindre. Je dois avouer que j'ai du mal à tenir sur le chapitre du pinard et des gâteaux. Je n'ai pas de problèmes pour la graisse et le sel.

Noter ce que je mange est une opération tellement chiante que je ne peux que m'astreindre aux règles que je me suis données. Quand on vit seul, on a besoin d'une technique pour poser des objectifs et s'y tenir. Le personnage de Robinson Crusoë m'a beaucoup aidé. C'est chez les grands solitaires que je trouve mon inspiration.

Je reviens à la marche.

Un autre bénéfice de la marche est la prise de contrôle de ses muscles. Ces jours derniers, j'ai marché une heure avec mon ami Dierk qui se tient un peu voûté, à 70 ans, c'est acceptable, mais cela peut être évité. Ma petite expérience de marcheur m'a appris que, si l'on se concentre sur son corps pendant la marche, on obtient de meilleurs résultats. Par exemple sur la posture que l'on prend quand on marche. On peut penser à rester droit en serrant ses bras dans son dos. Certains muscles reprennent du service. C'est un peu douloureux au début, mais avec les semaines, le dos se redresse.

Il est exclus d'essayer de faire ça en discutant avec quelqu'un. Il faut penser en permanence à son corps qui travaille, son dos qui se redresse. A ma grande surprise, avec mon ami, je me suis retrouvé dans une posture de moniteur de sports qui donne des conseils. Moi, qui ai toujours négligé mon corps par le passé... C'est fou ce que l'on peut changer au fil du temps et des évènements.

 

Le mariage princier de Kate et de William.

J'ai vu les quelques images du mariage à la télé. Je ne suis pas habituellement friant de ce genre de manifestations. Tout ce qui touche la vie des rois et des reines les intérêssent, eux, principalement. Mais cette fois-ci, sachant qu'il s'agissait du mariage du fils ainé de Diana Spencer décédée dans des conditions atroces, après un mariage raté avec Charles futur roi d'Angleterre, j'ai, malgré moi, senti un intérêt à la chose.

William a l'air de bien se sortir de sa douloureuse histoire. C'est maintenant un grand gaillard qui semble bien dans sa peau. Kate paraît bien sous tous rapports. C'est peut-être le début d'une belle histoire. Les gens ont besoin de belles histoires d'amour. Cette histoire là comme presque comme un conte de fées. Des milliers de gens ont patienté des heures pour voir de leurs yeux les jeunes mariés. Une histoire d'amour vaut bien quelques lignes dans le blog d'Alinosdeslorreytos, n'est-ce pas?

 

 

Ma visite chez Dierk et Shamsa en Allemagne

 

Une visite de 36 heures pour un voyage de 18 heures. Je ne déteste pas la voiture, mais je n'aime pas la conduite sur autoroutes allemandes. Beaucoup de stress. Ce n'est pas la vitesse de mon véhicule qui me stress, je roule derrière les camions. Mais la vitesse des autres voitures. J'ai l'impression d'être perdu dans un jeu de la vie et de la mort. Aux États-Unis, sur les autoroutes, la vitesse est limitée à 65mph maximum (100km/h). En France c'est 130 km/h, par temps sec, qui est la règle. En Allemagne, je ne sais pas trop. Il existe des limitations à 120 km/h, mais la vitesse est souvent illimitée. Je ne sais jamais quand une voiture va débouler à 160 ou plus. Très stressant. J'ai roulé sous un orage, la route était détrempée et des voitures m'ont doublé à 130 ou 140 km/h. Je ne sais si les conducteurs de ces véhicules sont très à l'aise dans ce moments-là mais je peux dire que moi, je n'en mène pas large.

J'étais ravi d'être chez mes amis. J'y suis resté 36 heures, mais 36 heures non-stop. Une soirée qui s'est terminée à 3h45. J'ai tenu le coup. J'étais pourtant levé depuis 5 h du matin, ce jour-là j'avais parcouru 520 km sur autoroute de tous les dangers.

J'ai beaucoup bu. Entre 19h et 4h du matin, on peut ingurgiter facilement une bonne quantité d'alcool sans tomber raide mort. La binge drinking c'est pour les jeunes à la recherche de quelque chose... Moi j'ai vécu la soirée d'anniversaire comme une célébration d'un retour de voyage. Pour l'occasion, il s'agissait d'un voyage dans le temps. Tous les invités présents connaissaient évidemment le couple Dierk et Shamsa, des fragments de vie manquaient aux invités, y compris à moi-même qui ai perdu le contact pendant une quinzaine d'années. Mercredi, Dierk a comblé ces vides, comme dans un puzzle, nous a donné les morceaux manquants. Comme support, il a fabriqué un diaporama où il a reconstruit sa vie. Sa famille, ses ambitions, ses femmes, ses voyages, ses rencontres africaines, etc... Nous étions une quinzaine à suivre les aventures de notre hôte. A 70 ans, avec sa fougue habituelle, il nous a conté les grandes lignes de sa vie, une autobiographie en quelque sorte. Ce genre d'exposé est un vrai jeu d'équilibriste. Comme une pièce de théâtre, on voit tout de suite si c'est raté. Avec Dierk, cela ne pouvait que réussir. IL a une telle force de conviction... Il nous a enveloppé dans son discours passionné, en allemand et un peu en français pour ne pas d'exclure du groupe. Sa fille a aussi traduit au groupe des documents en français. Pour moi et pour la faire participer. Un bon exercice de sociabilité. Dierk tenait beaucoup à nous dire ce qu'il a caché pendant des années pour ne pas nuire à son travail d'historien. Secrets de famille. Comme il a pu le dire au cours de son exposé, notre vie s'inscrit dans un schéma familial qui, bien que discret ou secret, est présent, souvent inconsciemment, dans les parcours de vie. Pour son anniversaire, Dierk nous a fait, en douce, un cours sur le structuralisme. Je ne suis pas surpris. Je me souviens des années où, à Paris, il me parlait de Louis Althusser et de Bourdieu qui étaient à la mode dans les années 70. En fait, mercredi dernier, les invités ont profité de l'histoire d'une vie d'un ami qui vit intensément. Cet enthousiasme existentiel a des retombées sur tous les proches. Grace à lui, nous avons la preuve que la vie est quelque chose de merveilleux et qu'il faut savoir en profiter intensément et jusqu'au bout.

 

 

 

Par Alinos - Publié dans : faits de société
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 09:01

 

 

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ma nouvelle lampe qui me vient d'Emmaüs, je n'ai malheureusement pas

l'endroit qu'il faudrait pour la mettre en valeur.

 

Vendredi Saint en Alsace

C'est le jour de lapins qui dressent leurs grandes oreilles dans les jardins publics des villes et villages. Ils sont charmants. Je ne savais pas que les lapins étaient associés aux fêtes pascales. Je comprends que l'on rechigne à manger du lapin, surtout pour les fêtes de Pâques.

  Les oeufs peints sont aussi les vedettes de l'évènement. Le centre commercial allemand où je vais faire mes courses, croule sous une montagne d'oeufs de toutes les couleurs, vendusa 25 cents l'oeuf. A ce prix là, on peut se permettre une douzaine, de quoi distraire les enfants avec une recherche d'oeufs de Pâques dans les jardins.

  Ce matin, jour de la cérémonie du lavement des pieds, les commerces et les entreprises sont fermées : un jour férié en Alsace et en Suisse et en Allemagne. Je me laisse toujours surprendre. Je pense que samedi les magasins vont de nouveau ouvrir. Je n'imagine pas une fermeture des commences pendant quatre jours. Le chiffre d'affaire en prendrait une belle claque.

  Ces fêtes de Pâques m'indisposent. Comme chaque année d'ailleurs.  Je regarde les gens acheter, acheter, acheter encore, pour que rien ne manque en ces jours pascals. Ca m'indispose. La valeur BOUFFE est au centre de nos préoccupations, à Pâques on pense plus à ce que l'on va manger qu'à la mort du Christ (pour les croyants).

  Comme je disais, je suis étranger à ce rituel pascal. Un extra-terrestre. Comme dans "Der Himmel über Berlin" (les Ailes du Désir) de Wim Wanders, quand les anges descendent jetter un coup d'oeil sur la société humaine qu'ils ont récemment quittés. Pas complètement, toutefois, car un d'entre eux décide, par amour de redevenir humain. Pas facile d'être double. Les fous doivent connaître cette confusion.

   La matinée s'annonce bien, la chaleur est déjà presque là. J'ai fermé les volets de l'appartement. La lumière naturelle m'empêche de penser (...), je lui préfère une lumière artificielle avec abat-jour (voir photographie). Mon vieil ordinateur est un excellent pick-up... Il joue du Andrea Bocelli. Mon ange à moi. Je n'ai pas besoin de me shooter avec quelque chose de dur et de malsain. Une belle voix de ténor suffit. 

Tout à l'heure, j'ai imprimés quelques mois des pages de mon blog. Je ne l'avais pas encore fait. Je boudais mon fils qui a oublié son père.Je vais quand même l'imprimer, ce blog.  J'aurais peut-être des  petits enfants qui chercheront à en savoir plus sur leur grand-père. Je sais, moi-même, si peu sur mes origines. Les grands parents du côté de mon père sont de parfaits inconnus. Un grand-père qui travaillait dans une usine sidérurgique à Tarnos : Les Forges de l'Adour, que cela s'appelait. Des restes de l'usine subsistent, mais pas la tombe de mon grand-père. J'ai bien essayé de questionner Margo, la soeur de mon père, pour en savoir un peu plus sur ce grand-père. Mais, rien. Rien de spécial. Un ouvrier, comme les milliers d'autres qui travaillaient à l'usine. Un travailleur qui devait rentrer fatiguer du boulot, certainement pas préparer à des états d'âme. On perd sa vie à la gagner.

Du côté de ma mère, j'en savais plus. Mes grands-parents étaient originaire de l'Aveyron. Ils ont quitté leur région pour prendre un café à Paris, porte Saint Ouen. Mon grand-père est mort à l'âge de 33 ans, à la guerre, en 1915. Il est mort gradé ou on l'a gradé...une fois mort. Je ne sais pas. Son épouse, ma grand-mère, est devenue folle à son décès. Elle vivait avec nous. Elle n'était vraiment pas bien, ne parlait plus et faisait sur elle. Elle avait conservé un bel appétit, ce qui énervait mon père. Elle était surtout bien toléré quand arrivait le jour du versement de sa pension de veuve de militaire. Je ne m'en souviens de guère plus. Je suis allé une fois dans le Lot, voir si son nom figurait bien sur le monument aux morts : il y est bien, à sa place, sur l'ordre alphabétique Abel Jean LIARSOU, né le 14 avril 1882 à Junies (Lot), mort pour la France le 10 août 1915 à Harazee (Marne), grade sergent, Unité, 7iè régiment d'infanterie. 

     Un grand-père mort au travail et un autre mort pour la France. Rien qui mérite qu'on se retourne. Presque banal comme destin. Les pauvres n'ont pas d'histoire. Ils n'existe que "sociologiquement" comme les bancs de petits poissons qui se regroupent pour tenter d'échapper aux gros.

  La semaine passée, je l'ai passée, pour ainsi dire, à vélo. J'ai ratissé les petites routes et les chemins des environs. J'ai profité du beau temps pour m'aérer. J'en ai profité, comme on dit. J'ai aussi  trouvé un passage pour me rendre en Suisse d'Allemagne sans traverser de poste de douane. J'adore ça. J'ai dû être contrebandier dans une vie antérieure.

Ce matin à la radio, j'ai entendu que des centaines d'adultes, à l'occasion des fêtes pascales, étaient "en recherche" et en profiteront pour se faire baptiser. Le baptème des chrétiens ne me pose pas de problème, c'est le "en recherche" qui me fait sourire. Je préfère, personnellement, "être en recherche" sur un livre de Spinoza. Même si ne n'y comprends rien. J'arrête là. Les catholiques d'aujourd'hui ne sont pas dangereux pour l'humanité. Ils sont certainement en danger, particulièrement dans les pays mulsulmans.

 

Hubert Védrine

Je suis toujours un auditeur attentif de Monsieur Védrine, qui tient une chronique sur les relations internationales sur France Culture. J'ai besoin de lui pour "essayer" de comprendre quelque chose dans les relations entre Etats. 191 Etats dans le monde, qu'il dit. Je n'ai pas fait le compte, mais cela doit être vrai.

 Les media, nous balance plein d'info sur ce qu'il se passe sur la planète. On peut zapper ou on écoute, dans ce cas, nous avons besoin de beaucoup de clefs pour s'y retrouver. Védrine is my teacher !

 

<Voyage au bout de la nuit>

J'en suis à la page 101 du livre qui en compte 505. Quoi en dire ? L'écriture est un peut fatigante,un argot un peu vieilli, parfois sympa de retrouver des expressions oubliées, comme "kif kif bourricot". Une langue parlée, pas désagréable à entendre. Céline,sympathisant nazi. Certainement. Mais dans les premières cent et une pages lues, j'ai surtout lu un Céline qui avait connu les Allemands en Allemagne quand il était jeune. Il gardait de bons souvenirs de son Allemagne. La guerre contre l'Allemagne, il ne s'y retrouvait pas. Le patriotisme n'a pas de sens pour lui. Il dit bien que seuls les planqués et ceux qui profitaient de la guerre, étaient de grands patriotes...

    Les femmes sont plus qu'égratignées. Des femelles à la recherche du meilleur parti, sa mère est épargnée, mais elle n'est pas très présente dans son livre. Les autres se révèlent manipulatrices, particulièrement quand elles sont "bien roulées".

Je serai mercredi prochain à Bayreuth, en Allemagne, pour les 70 ans de mon vieux copain Dierk, qui continue ses recherches sur la civilisation, aujourd'hui disparue, du Kanem-Bornou, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur WIKIPEDIA, vous trouverez plein de choses écrites par Dierk sur une Afrique bien oubliée parce que peu connue. Je serai de retour la semaine prochaine pour une nouvelle page du blog.


 


Par Alinos - Publié dans : ALSACE
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