Vendredi 4 avril 2008
5
04
/04
/Avr
/2008
21:39
La pier de San Clarence, bien modeste. On peut distinguer à gauche sur l'image, cette petite maison peinte
en bleu : les toilettes. Les hommes ont droit à un siège mais pas de porte ! Je n'ai encore jamais de toilettes
publiques où on faisait son "affaire' devant tout le monde. En prison, peut-être.....
une très belle place de sable fin au sud de
Los Angeles
Je suis de retour sur la Côte Ouest. Au Sud de Los Angeles: à San Clemente plus exactement. Hier j'ai eu une journée calme au bord de la mer. J'ai quitté le désert, tranquille. Une
descente facile vers San Diego, en suivant la mer.J'ai passé hier de très jolies plages et pratiquement personne pour en profiter. C'est vrai que l'on est qu'au début Avril et les
Américains travaillent beaucoup. C'est peut-être les requins que craignent d'éventuels baigneurs.
Avant hier, j'ai eu une journée éprouvante et contrastée, d'abord à la bibliothèque municipale de San Bernardino et le soir à une station service d' un sympathique petit bled.
D'abord : San Bernardino.
Cette ville est située à quelques 80
km de Los Angeles. Je me suis entré dans un Mall (centre commercial) qui m'a paru bien désert.C'était étrange à cette heure de la journée. J'ai même osé une question à un flic du Centre, il
m'a simplement répondu qu'en ce moment les gens préfèrent aller ailleurs.
Je suis allé ensuite à la bibliothèque municipale. Un gros batiment, comme on en faisait dans le temps, à une époque où on pensait que la culture pour tous passait par le livre et
devait être accessible à tous. Je m’installe. Je branche mon ordinateur sur une prise électrique, à côté d’un téléphone portable. Quelques minutes plus tard, je grand noir, genre
clodo, m'interpelle violemment, me demandant ce que j'ai fait avec son téléphone portable, qui maintenant ne marche plus. Le ton etait suffisamment menaçant pour que je prenne
mes cliques et mes claques et m'installe un peu plus loin. Quelques minutes plus tard, le voilà de nouveau sur mon dos, plus menaçant encore, m'insultant de nombreux noms d'oiseaux. Je pensais
qu'il allait me frapper ou mettre mon portable en miettes! ...Il a fini par se calmer et est retourné à sa place. Voyant que j'avais à faire un compulsif obsessionnel,
j’ai pensé qu'il ronchonnerait son problème et reviendrait me régler mon compte une fois pour toute. J'ai préféré jouer la carte sécuritaire et déguerpir sans autre explication. D'autant
que le bonhomme assis en face de moi n'a pas relevé le nez de son livre et aucun membre du personnel n'est venu à ma rescousse. Je suis maintenant chez Starbucks Coffee pour écrire
ce texte sur word.
Le soir, j'ai fait une toute autre
rencontre. Je suis allé faire l'essence dans une petite station située dans une banlieue bourgeoise. Là, je me suis fait repéré (à cause de ma casquette marquée FRANCE) par le
gérant arménien de la station qui m'a dit quelques mots en français et m'a invité à boire un café avec lui pour parler de la France, l'Arménie et Aznavour ! . J'en ai profité pour lui demandé
l'autorisation de garer ma voiture pour la nuit.
Il voulait que j'écrive un livre sur le génocide arménien de 1914.
Je lui ai demandé comment il s'était retrouvé en Amérique. Il m'a dit qu'il est entré en 1989 dans l'Ambassade Américaine de Erevan (capital de l'Arménie) et à fait une demande de visa. Pas plus difficile que çà. Les soviétiques lui ont donné le permis de sortie sans problème.
Soirée très sympatique avec ARAM, c'est son nom. En Amérique depuis 18 ans.
Je vais continuer à me balader sur la côte du Pacifique jusqu'à dimanche, je invité chez Laurence à LA pour les derniers jours qu'il me reste avant le retour en France. Je n'ai pas vu le temps
passer. En dehors des visites et des promenades, je lis des livres sur l'histoire de l'Amérique, et un sur Charles A Lindbergh.
Alinos des lorreyte
l'ami des bêtes et de moulins à vent.
Par alinosdeslorreytos
-
Publié dans : blog
0