Samedi 24 octobre 2009
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Le contre-coup du voyage
Mon organisme souffre.Avant ce dernier voyage, il savait quand il avait besoin de dormir.... c'était, en
général, toujours la nuit. Maintenant, il est paumé, il regarde la pendule, mais n'arrive pas à trouver le sommeil,même quand la pendule confirme l'heure.
Il faut le dire. Avant-hier soir, je me suis couché à 3h45 avec un petit somnifère (doxylamyne), et
réveillé à 13h45. J'ai fait fort. Cette nuit, couché à 22h45 et levé à 1h20.
Je suis dans le coaltard. Je ne veux pas me recoucher, de peur de rester des heures à attendre le lever du
jour, d'autant, qu'en ce moment, il se lève tard.
Autour de minuit, j'ai écouté l'émission de Eric Lange, "Allo la planète". Des récits de voyageurs,
jeunes pour la plupart qui signalent aux Français (qui n'arrivent pas à dormir) qu'ils sont quelque part dans le monde. Hier, c'était le tour d'une nana qui a voyagé seule en Turquie
(orientale), en Iran et en Inde. Elle raconte les contrôles de police iraniens, la peur au ventre. l'inquiétude de se voir affliger la burka. On apprend toujours quelque chose du pays. Un peu
comme un blog. Une émotion qui passe. On sent qu'il s'est passé quelque chose. Un reste de poudre du pays collée à la voix.
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Mardi 20 Octobre,
Je suis encore dans la soupe.Je dors toujours mal. Mais ce matin, je me suis quand même réveillé à une heure
normale (7h). Anne Borrel, une amie de ma jeunesse "étudiante" m'a adressé une invitation pour écouter sa conférence sur Proust à Cabourg ce vendredi 30. J'aurais bien aimé y aller mais je
ne m'en sens pas le courage. Faire 500 km pour 1h30 d'exposé.Pour ensuite coucher dans ma voiture dans un coin tranquille de la ville. Et sans même la voir personnellement. Elle sera suffisamment
bien entourée pour ne pas me voir. Ce n'est pas grave, je la verrai dans sa nouvelle maison à côté de Gien.
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La Route du lait.
Pour la première fois j'ai été invité à visiter une ferme dont la principale
activité est la production de lait de vaches.. 65 bêtes, dans ces eaux-là. Cela fait tout de même : 520 000 litres de lait par an environ (si les vaches sont des vaches "moyennes", statistiques
du Conseil de l'Europe.
Les installations sont conséquentes. Des grands hangars pour stocker la
nourriture à base de betteraves, le foin, la paille, le matériel électrique....etc
Tout un ensemble de bâtiments imposants, indispensables pour traire les 65
vaches deux fois par jour. J'ai appris qu'elles se couchaient pour dormir et qu'il ne leur était pas facile pour se relever, elles ont besoin de place. 500 à 800 kg de viande, c'est pas
facile à remettre sur pieds... Le nettoyage des litières se fait aujourd'hui automatiquement. Mr Bourgois père m'a rappelé que, de son temps les litières étaient nettoyées à la main. Pas un
travail de rentier.
Les vaches sont toutes équipées d'un collier électronique programmé
qui détermine la quantité de nourriture qu'elles ont droit, en fontion de leur constitution physique et de la quantité de lait qu'elle produit. La production est sous contrôle
!
Du temps du père, l'entreprise comptait 9 vaches. 4 à 5 personnes travaillaient
sur l'exploitation, y compris un ouvrier agricole extérieur à la famille. Aujourd'hui, avec la mécanisation, l'exploitant parvient pratiquement, à faire marcher seul
l'entreprise.
Le problème principal, que l'on voit partout, en lisant la presse, ce sont les
contraintes des quotas et des fluctuations de prix liées aux incertitudes du marché du lait au niveau international. Le lait est une matière première comme le cacao ou le café. L'exploitant est
dans un cercle infernal et rencontre beaucoup de difficultés pour gérer au mieux son entreprise à court et long terme.
L'entrée
de La ferme Bourgois à Arry (80)

Le père et le fils Bourgois, en pose, uniquement pour la photo !

Monsieur Bourgois père me montre la nourriture déshydratée
issue des betteraves,
qui nourrit les vaches en stabulation

La sallede traite, presque entièrement automatisée.
7 minutes pour traire une vache
on peut en traire 12 à la fois
à la main, cela prendrait 11 à 12 minutes à un bon professionnel

pas besoin de légende

le compagnon de route de l'agriculteur