Samedi 9 janvier 2010
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.Le grand froid couvre la route de sa neige reposante.

Les canards n'ont plus le moral

les tombes des travailleurs chinois, morts perdus dans l'histoire de la Grande Guerre.
Le cimetière chinois
J'ai lu un petit article dans le magazine du Conseil Général sur le cimetière de Nolette, situé dans la Baie de Somme. Je n'ai pas traîné avant de me décider d'y aller. Les cimetières militaires
m'émeuvent toujours. Celui-là, n'est pas réellement militaire, il me touche tout autant. Je reproduis ici l'article du journal. Je place quelques photos.
Les forçats de la guerre.
Le cimetière de Nolette, à Noyelles-sur-mer, témoigne de l'histoire de ces ouvriers chinois venus pendant la 1ere Guerre Mondiale, recrutés par l'armée anglaise pour travailler dans la Somme.
Au total, 849 tombes de marbres blanc portant des inscriptions en chinois et en anglais. Gazon impeccable. Portique exotique. Le cimetière chinois de Noyelles-sur-mer, appelé communément "le
cimetière de Nolette", à la fois très britannique et très extrême-oriental, ne manque ni de charme, ni de cérénité. Cela ne doit pas faire oublier l'histoire. Et surtout la souffrance et le
sacrifice de ces hommes venus du bout du monde pour finir par mourir à des milliers de kilomètres de chez eux.
Le cimetière chinois le plus important de France.
Dès avril 1917, ces Chinois, le contingent le plus important de l'armée britannique, furent employés à la construction de leurs infrastructures militaires. Après le conflit, ils déblayèrent les
régions dévastées.
Ils moururent souvent à la suite de maladie, principalement de la grippe espagnole, à l'hôpital de Native Labour, proche du camp de Noyelles-sur-mer. Ils y furent inhumés, la plupart d'entre eux
avaient été recrutés et employés au titre de travailleurs volontaires par le Chinese Labour Corps, créé par les Anglais en 1917.Ils arrivaient des régions attenantes à Canton, Shanghai, Jinan et
Hong Kong. Tous transitaient par Noyelles-sur-mer, avant de se retrouver à Abbeville, Saigneville, Flixecourt, Ham et Nesle.
Des conditions de travail indignes
Ils travaillaient sur les chantiers de construction de routes, de voies, au creusement des tranchées. Ils étaient réputés serviables, travailleurs et courageux. L'encadrement militaire se montrait
pourtant très exigeant, voire même brutal, selon certains historiens: nourriture insuffisante, attitude raciste et exécutions sommaires. Vérité ou exagération ? Il est certain que ces travailleurs
vécurent dans des conditions extrêmement difficiles. On dit aussi qu'ils adoraient les pommes et que certains autochtones les leur vendaient à prix d'or. Aujourd'hui, protégé par une niche du
portique de l'entrée, un registre honore la mémoire de ces hommes.
Philipe LAROCHE
Vivre ne Somme, numéro de Janvier 2010
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Les nouvelles.
Le froid et la neige, sont maintenant bien installés en Baie de Somme. Mon chauffage électrique ne suffit pas à tirer le mercure du thermomètre vers le haut. Ils oscillent entre 8 et 15. La nuit
dernière j'ai calfeutré les fenêtres de papier journal, pour chasser le moindre courant d'air. Ce matin, je me suis réveillé avec un mal au crâne...J'ai retiré le papier et pris deux paracetamols.
Je ne m'inquiète pas trop pour le manque de chauffage. La nuit, j'ai bien chaud dans mon duvet et sous la couette. Je ne devrais pas mourir d'hypothermie pendant mon sommeil ! Ces jours de froid,
je mange plus sans grossir. Il faut bien compenser.
Meetic
J'ai eu des contacts. Rien de plus. Les femmes sont autonomes. Elles ont élevé leurs enfants, organisées leurs vies seules. Elles sont exigeantes avec les hommes rencontrés. Les personnes atypiques
comme moi....sont inquiétantes, voire même dangereuses. Mes voyages ne rassurent pas non plus, elles ont l'impression que je suis un voyageur professionnel, ou qui a le voyage dans sa peau. Elles
ne comprennent pas que les voyages m'aident à sortir de ma solitude. Ici, je ne vois personne ou presque. Je suis bien obligé de sortir pour m'aérer un peu et rencontrer du monde, voir autre
chose. Ce n'est pas si grave de vieillir seul.
Je reste l'ami des chiens et des moulins à vent...
Par Alinos
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Publié dans : PICARDIE
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