faits de société

Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 00:00


HUMEUR VAGABONDE

J'emprunte ce titre à Antoine Blondin, vous l'aurez reconnu, par le pur des hasards. J'avais prévu un autre titre « La rentrée » parce que je n'entends parler que de rentrées depuis quelques jours, à la télé comme à la radio. Et puis, ce matin, j'ai été intrigué par un invité sur France Culture à 7H41 : Jean Rolin, connu comme un évrivain « errant ». Il est d'autant plus qu'il ne possède pas de permis de conduire. Il se fait donc transporter. Pour un « errant » cela ne doit pas être la joie tous les jours quand il se déplace à Los Angeles. Jean Rolin parlait de son dernier livre « Britney Spears ». Pour écrire ce livre, il a séjourné en Californie. J'ai été intrigué par cet homme, ancien mao-spontex de Mai 68, journaliste -- écrivain, lauréat de nombreux prix, y compris le prix Albert Londres. Je suis heureux de l'avoir entendu ce matin. J'avais l'impression d'entendre un Jack Kerouac contemporain, plus planétaire encore que Kerouac. Ou bien Joseph Conrad.

Mes errances personnelles, qui ne sont évidemment pas le statut de 'littéraires', me rapprochent immanquablement des écrivains solitaires, errants, toujours un peu désaxés, comme Antoine Blondin qui avait l'audace de jouer à la corrida avec les voitures devant les « Deux Magots » à Saint Germain des Prés.

La vie est toujours un peu plus « radieuse » quand elle est originale. Quand elle sort de l'ordinaire. C'est ce que l'on cherche, en fait, dans une œuvre artistique. Le vœu de tous les artistes : être original.

Dans cette émission de France Culture, Jean Rolin a parlé du film de David Lynch, Mulholland drive. Un de mes films cultes. Le plus dramatique dans cette histoire, c'est que je suis allé l'année dernière à Mulholland Drive, essayer de retrouver des scènes du film. J'ai quand même retrouver la route avec ses nombreux virages, rien de plus, sinon une longue route de crêtes sur la colline d'Hollywood. C'est de ma faute, Une bêtise que confondre réalité et fiction.

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MAIGRIR

Maigrir. Pour beaucoup, une nécessité. Pour certains, une obsession.Vouloir maigrir n'a rien d'anodin. Ce n'est pas un sujet de réflexion de deuxième ordre. En fait pour maigrir sérieusement, il faut mener une bataille contre les supermarchés, les boulangers, les pâtissiers, les charcutiers, tous les autres qui vendent de la bonne et mauvaises bouffe, et soi-même, surtout soi-même. C'est dans la tête.

Je sais de quoi je parle. Depuis que les médecins m'ont déclaré diabétique, j'essaie de gérer ma maladie sans prendre de médicament. Je cherche à maîtriser ma maladie en « travaillant » sur l'exercice physique et sur l'alimentation. Pour l'exercice, ce n'est pas trop difficile. A mon âge, et n'ayant jamais été sportif, j'ai opté pour la marche. Au début, je marchais 20 minutes, pratiquement tous les jours. Petit à petit, je me suis aperçu que je pouvais marcher plus. Mon médecin traitant m'avait dit « l'homme est fait pour la marche ». Je marche aujourd'hui 1h10 par jour, sauf quand il pleut toute la journée. Ce qui est assez rare en Alsace.

Pour la nourriture, c'est beaucoup plus complexe. Quand on m'a trouvé malade, je pesais 85 kg. C'était un peu enveloppé, mais pour une taille de 1,80 m c'est encore considéré comme normal. Le médecin m'a tout de même conseillé de perdre 5 kg. En 6 semaines, c'était fait,. Je me trouvais tout de même encore trop bien portant et j'ai perdu 5 kg supplémentaires au cours des mois suivants. Au cours de mon dernier voyage aux Etats-Unis, mon alimentation s'est trouvée perturbée. A mon retour, mes analyses médicales n'étaient pas bonnes. J'ai décidé de maigrir de 5 kg supplémentaires. J'entre maintenant dans mon cinquième kg perdu. Je retrouve le poids de mes 18 ans : 70 kg. J'en suis ravi. Perdre tous ces kg, c'est bien pour sa silhouette mais aussi bon pour sa santé car cette accumulation de graisse est une réserve contre les jours de diète. Il n'y a plus de jour de diète de nos jours. Tout le monde mange ses trois repas par jour, plus les grignotages.

Mais pour garder la ligne, et à fortiori maigrir, c'est une véritable galère. Que l'on soit jeune ou vieux, bien manger c'est un plaisir incontournable. Le sucré, le salé, la bonne graisse, que l'on appelle (pour plus de discrétion, lipides, aujourd'hui). Grâce à cette alchimie magnifique, que l'on appelle la cuisine, on fabrique des plats savoureux qui nous rendent la vie bien difficile, pour nous, humains, trop bien nourris. Penser maigrir devient un calvaire. J'ai, tout de même, réussi à perdre 15 kg, que je ne reprendrai jamais. Sachant le temps et la douleur que cela m'a pris pour parvenir à ce résultat. Je sais que je pourrais peut-être reprendre deux ou trois kg. Mais sûrement pas 15.

Vous devez vous demander comment j'ai fait. Je vais vous le dire tout de suite. Ma méthode ce n'est pas la méthode compliquée, elle n'a rien de scientifique, comme le régime Dukan. Ma méthode ne sera jamais recommandée par les médecins car c'est une méthode que l'on pourrait appeler obsessionnelle et pitoyable. Pour moi, elle a été efficace.

Voilà. Pour commencer, j'ai besoin d'un cahier et d'une balance. Je note tout ce que je mange. Je ne pèse pas la nourriture, mais j'écris en détail ce que je mange. Par exemple à midi, j'ai mangé une petite assiette de haricots rouges en salade, avec un peu d'assaisonnement, huile et vinaigre, deux petits filets de poulet pané et une assiette de riz basmati avec du beurre, en dessert un yaourt mélangé à de la crème de marron, j'ai bu une verre de vin (12cl). Je note tout ce que je mange, même ce que je 'grignote' en dehors des repas. Vous vous demandez peut-être pourquoi je note. Vous connaissez la réponse : pour étudier ce qu'il s'est passé dans mon corps au cours du mois passé, ou du trimestre passé. D'un jour à l'autre on oublie vite ce que l'on a mangé.

Sur la même page, je note mon poids (kg et centaines de grammes). Sur un cahier unique, j' inscris, par jour, mon poids et ce que je mange. Je me pèse au moins une fois ou deux par jour. Cela ne me gêne pas et j'ai personne pour me faire des réflexions. Cela ne me donne pas envie de me flinguer. Je vois ainsi, inscrit noir sur blanc, pourquoi j'ai maigri ou grossi. L'exercice physique pratiqué, la nourriture 'avalée' et le résultat en terme de poids. Il n'y a pas de place au camouflage ou à la dissimulation. Je pèse ce que je mange avec l'exercice physique que je pratique. C'est presque une figure géométrique à trois branches.

Ça fait malade, je vous l'accorde. Pour moi, c'est le prix que je paye pour retrouver la santé par ailleurs. Ces cures d'amaigrissement que je m'offre, me renseignent sur la quantité de nourriture dont j'ai besoin pour vivre. Je ne compte pas les calories, mes notations sont déjà assez ennuyeuses comme ça. Par la pratique et en fonction des résultats, je tempère ce que je mange. Evidemment, certains jours, je craque pour un gâteau ou une bonne choucroute. Je rattrape mon écart les jours suivants. Je paye tous mes dérapages, c'est la règle, incontournable. Eh bien, je peux vous dire aujourd'hui après tous ces mois de comptabilité que ÇA MARCHE.

La guerre contre l'obésité est loin d'être gagnée. C'est une guerre permanente. Nous vivons dans un monde où les sollicitations à manger ou à boire sont immenses. Nous disposons maintenant de produits alimentaires élaborés en laboratoire pour qu'ils soient d'un goût acceptables et si possible, très agréables, même s'ils valent rien au niveau nutritionnel. Quand on est sédentaire comme moi, même si je fais ma marche quotidienne. J'ai besoin de très peu de nourriture pour vivre. Je pourrai bien sûr faire des repas copieux en ne mangeant que des légumes (pas de féculents), mais ne manger que de la salade, des courgettes, ou des poireaux, sans sauce ni assaisonnement, est mission impossible. Je pense aux enfants obèses, malheureux de leur obésité et qui continuent à manger en excès. Mais, là encore, le traitement que je m'inflige pour maigrir, je n'imagine pas un gamin le faire. Pour un adulte, c'est possible cela demande une certaine volonté. Tous comptes faits, c'est préférable à la prise, à vie, de médicaments.

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La nouvelle Libye en reconstruction

En politique internationale, cette semaine, je n'ai suivi que les événement de Libye. De ma fenêtre, j'ai vu les derniers jours du régime Kadhafi. La fuite d'une partie de sa famille en Algérie. La conférence des « amis de la Libye ». Je n'ai pas compris (par ignorance évidemment) l'absence de l'Afrique du Sud qui désapprouve l'ingérence d'Etats extérieurs et de l'OTAN. Quel sorte de gouvernement ont-ils en République Sud Africaine en ce moment ? Un peuple qui a tant souffert de la dictature et de lois racistes....Si Hubert Védrine était là, il expliquerait tout ça très bien.

Je suis bien soulagé que cela s'arrête en Libye. Comme beaucoup, je vivais très mal de voir ces images de jeunes inexpérimentés dans l'art de la guerre, faire face à un dictateur armé jusqu'aux dents, avec des chars, des avions, roquettes, etc... Ils partaient, sans erreur, au casse-pipe. Beaucoup sont morts pour chasser la dictature en place depuis 42 ans. La Grande Bretagne et la France ont bien manœuvré sur ce coup. L'Europe a retrouvé une certaine respectabilité auprès des pays du Moyen Orient et dans le monde. Si j'ai bien suivi, le Parti Communiste Français ne reconnaît toujours pas aujourd'hui le CNT (gouvernement provisoire Libyen), pas plus qu'il n'a approuvé l'intervention de la France et de l'OTAN. Je le regrette. Au PCF, il y a des gens 'bien', des gens que je respecte. Mais le PCF fait toujours une politique de m.....Je sais que ce n'est pas correct de dire ça. Je le dis quand même. Avec quelques exceptions comme la Guerre d'Algérie et les guerres de libération en Afrique, Angola et Afrique du Sud, par exemple. Je n'ai pas oublié Budapest et le Printemps de Prague, mouvements de libération brisées par l'URSS avec le soutien du PCF. Méchantes erreurs impardonnables à mes yeux. Je me rendais souvent à Prague dans ces années-là. J'y étais aussi quelques jours à partir du 24 Août 68. Je ne sais pas si la date vous dit quelque chose. La Libye n'est cependant pas sortie d'affaire. C'est un pays musulman sous l'autorité morale de responsables de tribus. L'absence de partis politiques ne va pas rendre la tâche facile pour la tenue d'élections libres et démocratiques.

Qui vivra verra ! 

Par Alinos - Publié dans : faits de société
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Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 00:00

 

Lire et Ecrire

Il y a exactement une semaine aujourd'hui qu'une charmante ophtalmologiste, aidée d'un médecin anestésiste, lui même aidé de deux infirmières, m'a opéré de la cataracte.

 Tout le monde dit que l'opération de la cataracte n'est RIEN, y compris mon pharmacien et mon médecin. Je n'en crois rien. Pour entrer au bloc, m'a quand même demandé de me laver tout le corps avec un produit désinfectant, la Betadine. Aucun microbe ne doit pénétrer dans l"oeil au moment de l'opération. Il paraît que c'est très dangereux. Une ifection nosocomiale et l'oeil pourraît être perdu ! Il y a de quoi provoquer des tremblements de terreur. Pour la petite histoire, une infirmière à éternué dans ma chambre quelques minutes avant que l'on m'amène au block...Il y a des trous dans le dispositif de sécurité.

Je vous rassure, je suis là. Pas d'infection. Pas de microbe de merde qui vous bouffe l'intérieur de l'oeil à outrance.

Malgré tout, tout ne rentre pas dans l'ordre miraculeusement. Le fait d'avoir deux yeux et un cerveau ne facilite pas le bon fonctionnement de l'acuité visuelle. Maintenant que je suis doté, à l'oeil droit d'un petit 'rideau' transparent à la place du cristalin, qui me corrige my myopie de 8 diaptries, je vois de temps en temps deux images. Pour lire et écrire et tenir en équilibre sur mes deux jambes, ou même en vélo, ce n'est pas gagné. Oui ! Même à vélo, je roule comme un débutant, à ses premiers kilomètres.

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Le monde extérieur a pris de la distance. Les problèmes de santé sont sources de réflexion. Je pense à moi, aux goutes qu'il me faut mettre dans l'oeil quatre fois par jour, à la coque que je dois placer la nuit pour éviter de me frotter l'oeil dans mon sommeil. Je suis comme sonné par ce souci, même si ne 'n'est rien'. C'est idiot, mais c'est comme si la vie avait ouvert une immense parenthese. Je suis dans un trou, bouffé par cet oeil qui me bouffe toute mon attention. A l'hôpital on m'a demandé d'éviter les environnements poussiéreux et de porter des charges. Je fais donc attention. Ce matin, au cours de ma marche (pour le diabète) j'ai croisé des véhicules -aspirateurs qui soulèvent inévitablement de la poussière à leur passage. Je me suis arrêté de marcher et j'ai fermé les yeux pour attendre leur passage. Je ne suis plus moi-même. Je ne me reconnais pas. Je sais qu'il faut résister et je résiste. Je deviens subitement très égoïste, ne m'intéressant qu'à ma personne. Je suis à la retraite. Cela ne gêne personne. Même le blog, je peux l'arrêter quand je veux. Je ne le ferai certainement pas. Je suis fasciné par les mots. Il faut encore voir un minimum clair pour lire et écrire. Je repense à Jean Paul Sartre qui ne voyait plus guère à la fin de sa vie, à Montherlant aussi, lui était plus dramaturge que Sartre. Les nobles placent la barre très haut. 

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La Bourse inquiète. Les vendeurs sont plus nombreux que les acheteurs et les banques, elles-mêmes, commencent à ne plus se faire confiance. Les analystes économiques se succèdent pour nous dire tout et son contraire. Preuve que ça va mal. Et moi qui ai vendu ma petite maison et placé les quelques milliers d'euros dans une banque pour payer mes voyages....Cet argent risque bien de finir dans le ruisseau. Je vais rejoindre la détresse des petits épargnants. Que faire ? Pour l'instant rien d'autre que d'attendre pour voir ce que les prochains jours, mois vont nous apporter.

L'été a été pourri, comment sera l'hiver? 

Par Alinos - Publié dans : faits de société - Communauté : Besoin de parler
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Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 00:00

 

         Note pour les abonnés.

         Nous avez reçu un brouillon, regrets. 

 

           Nous sommes maintenant vendredi, jour du blog.. Je viens de fermer les volets. Il est pourtant 13H00. Je fais la nuit en plein jour. J'ai trouvé cette méthode pour éviter la dispersion. J'en ai bien besoin. Je me suis concentré sur moi-même toute la semaine. Les consultations à l'hôpital pour préparer l'opération de la cataracte, la première semaine de août. J'ai bataillé sec pour perdre deux kilos. Mes résultats diabète n'étaient pas satisfaisants en début du mois. J'ai cherché "une méthode" pour améliorer ma diétitique. Quand on a  déjà perdu 10 kg, comment faire pour en perdre encore deux ? Cela peut paraître facile. C'est quand même une épreuve de serrer les boulons un peu plus. Les petits plaisirs de la table....Un petit gâteau de temps en temps, un morceau ce fromage, des cacahouettes, un petit verre de vin blanc....Je bloque tout ça. Et pourtant pour réussir le test d'hémoglobine glyquée. Passer de 6,3 % à 5,8%, cela ne se fait pas facilement. Certains diabètiques (suite conversation avec mon médecin) continuent à manger comme d'habitude (c'est à dire, mal) et demandent au médecin les médicaments pour gérer leur diabète. C'est plus facile que de rater l'apéro et les cacahouettes ! Ce n'est pas mon truc de me bourrer de médicaments quand je peux encore gérer (en théorie) mon diabète en faisant de l'exercice et controlant la nourriture. La balance, avec sa graduation par cent grammes, m'est très utile. Elle me renseigne bien sur les bons et les mauvais  résultats. Heureusement qu'elle est là, fidèle parmi les fidèles. 

Autre source de perturbation. Non ce n'est pas l'engorgement des départs sur l'autoroute A6 à Beaune en Côte d'Or, où tous les ans les automobilistes, à la même époque, se bousculent pour descendre ou pour remonter la vallée du Rhône. Les mêmes images, année après année. Je me marre de voir cette cohue. Je suis vraiment heureux de disparaître derrière mes rideaux tirés, m'enfermer dans mon deux pièces-cuisine. Je suis ravi de trouver encore une place sur mon sofa pour lire les deux livres de "littérature générale" (je ne sais pas pourquoi ''général'') Kate Morton : les heures lointaines et Xavier Houssin : la fausse porte, histoire de m'éloigner de l'actualité "générale" : DSK, les élections qui ne finissent pas d'arriver, les crimes odieux de l'été et les bouchons de l'été. Je sors de l'actualité pour me placer en retrait, échapper aux images, pour un livre. Ce n'est pourtant pas là le plus facile avec ces yeux qui commencent à perdre de leur capacité à déchiffrer les petites caractères.

Il faut faire avec ce qu'il nous reste. Comme s'il fallait continuer la route avec une vieille voiture. en réduisant la vitesse, et en la rafistollant de temps en temps pour qu'elle continue la route. Je veux continuer à vadrouiller. Quand je reprends contact avec les amis, je me rends compte que je ne suis pas le seul à compter mes abattis qui me restent en bon état de marche. Nous comparons nos bobos avec humour, en regardant souvent derrière et un peu devant. Regarder le passé n'est pas forcément négatif. Un coup d'oeil derrière pour mieux voir devant. On ne peut pas effacer ce balancement qui permet de rester en équilibre (mentalement).

C'est évidemment dans cet esprit que j'ai repris un nouveau billet d'avion pour partir là où on ne m'attend pas. Partir dans le vide. Au soleil, dans l'air moite d'un climat tropical, en période de mousson. J'aime bien la pluie de mousson; l'eau qui tombe en trombe. Les gens qui cherchent à y échapper. Cette pluie qui cognent les bâches des marchés. Les pieds trempés dans mes tongs. Rien de grave. Une simple distraction qui fait sourire.

Je vais partir dans des pays boudhistes où les gens ne cherchent pas le bonheur comme nous, ici ou en Amérique. En Asie, je me suis retrouvé plusieurs fois assis au même endroit, sur une marche ou un banc, dans un marché, pendant des heures, sans que personne ne remarque ma présence. Rien à redire d'un individu qui ne bouge pas, qui attend les heures passer à ne rien faire. Pour les gens "stressés", je recommande un petit séjour en Asie. Je mettrais en petit bémol cependant. Méfiez-vous des villes avec des singes. Des macaques, je crois. Les thaïs sont très tolérants avec ces animaux, même s'ils sont bruyants et voleurs comme peuvent l'être les singes. En 2007, j'ai quitté Huahin en vélo pour rejoindre Bangkok. Je n'ai jamais réussi à atteindre la capitale. Trop fatiguant. J'ai bien failli crever. Bref, je me suis arrêté dans une petite ville [il s'agit, en fait, de PHETCHABURY]. J'ai couché dans un petit hôtel dont le toit était en tôle ondulée. Toute la nuit les singes ont couru sur le toit. Intenable. Le matin, je suis sorti pour acheter mon café chez 7/11, épicerie importé des USA. Je me suis assis à l'extérieur pour manger mes biscuits et boire mon café. A un moment j'ai senti une présence derrière moi. Un singe s'était emparé de mon godet de café. Il était à quelques centimètres de moi. J'ai eu le réflexe de me lever et lui faire face, j'ai aussi lever  les bras en l'air. Pourquoi ? je n'en sais rien. Peut-être un documentaire sur les Ours en Alaska. Il a renversé mon café. Il m'a montré ses dents. Je n'ai même pas eu le temps d'avoir peur. Une seconde ou deux de face à face et il est parti. J'ai récupéré mon café qui ne s'était pas vidé avec le couvercle. Je l'ai bu dans une insécurité totale.

Je ne sais pas pourquoi, je vous parle de cette histoire,  bien banale dans une région où les singes ont envahi une ville.

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Samedi prochain, je ne serai pas disponible pour ma conversation de la semaine. Je vous mettrai une image ou deux, tirées de mon fonds américain...si j'ose dire.

Nous nous retrouverons "en live" la semaine suivante, c'est à dire le 13 août.

En attendant, je vous souhaite de bons congés payés, si vous ne savez pas encore où aller, je vous conseille la Grèce, ils paraît qu'ils ont bien baissé leur prix depuis la crise !

 

Par Alinos - Publié dans : faits de société - Communauté : ce que parler veut dire
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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 15:40

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70 ans et après ?

 

 

 

 

Le dollar est à 1,49 euros. Ça grimpe, ça grimpe. C'est bien pour les touristes et le baril de pétrole, dont le prix, cependant, continue à monter. Avec un euro faible, je n'ose pas imaginer combien nous paierions l'énergie. L'état de l'économie américaine et d'autre paramètres entrent, évidemment, en ligne de compte. J'ai payé cette semaine, en Allemagne,  1,64 € le litre de super 95. Je suis encore sous le choc. Quand le litre passera à 2 €, je paierai et après, j'achète une voiture à pédales !

 

Céline et le Voyage au Bout de la Nuit

Quelques pages après la page 101 (où j'en était resté la semaine dernière),le héros du livre est parti pour l'Afrique de l'Ouest, échappant ainsi à la boucherie de la guerre 14/18 et à « l'esprit de guerre » qui sévissait en France, avec ce patriotisme de « planqués ». L'Afrique ne l'a pas réconcilié avec les être humains, en plus du colonialisme sauvage qui sévissait à cette époque en Afrique, il devait endurer les désagréments de la grande forêt tropicale, avec sa chaleur poisseuse qui transmet des maladies « dégueulasses ».

Moi-même, à la lecture, je me suis presque senti mal. J'ai atteint péniblement la page 190 quand il a été transporté mourant dans une petite ville de la côte africaine pour y être soigné.

Céline ne nous épargne rien. Le voyage, nous le faisons avec lui. Miracle de la littérature, par les mots, nous nous associe à 'cette crasse', comme dans un mauvais rêve où le délire l'emporte.

 

Régime Pierre Dukan

J'ai eu l'occasion de parler régime ces derniers jours en Allemagne. A mon retour, j'ai recherché dans le livre de Dukan : « je ne sais pas maigrir » des confirmations à nos interrogations. Je suis tombé sur un passage que j'avais ignoré à ma première lecture. Dukan dit que chaque kilo de graisse stockée vaut 8000 calories. Il dit aussi qu'une heure de marche permet de griller 300 calories. En multipliant, le nombre d'heures avec les jours de marche, on peut voir combien de kilos on peut perdre à la fin de chaque mois.

Cette comptabilité peut paraître inutile, ou même idiote à certains, mais je fais à peu près la même chose quand je note ce que je mange et bois. Je ne pèse pas ce que je mange mais je note ce note en détail mes menus de la journée. : ex. une salade de tomate, un yaourt, une portion de camembert, etc. Y compris le pinard. C'est d'ailleurs sur ce chapitre que j'ai le plus de mal de respecter les règles que je me fixe. Noter ce que je mange, m'oblige à la rigueur et à l'honnêteté. Je ne peux pas tenir volontairement une comptabilité, m'imposer des règles et les enfreindre. Je dois avouer que j'ai du mal à tenir sur le chapitre du pinard et des gâteaux. Je n'ai pas de problèmes pour la graisse et le sel.

Noter ce que je mange est une opération tellement chiante que je ne peux que m'astreindre aux règles que je me suis données. Quand on vit seul, on a besoin d'une technique pour poser des objectifs et s'y tenir. Le personnage de Robinson Crusoë m'a beaucoup aidé. C'est chez les grands solitaires que je trouve mon inspiration.

Je reviens à la marche.

Un autre bénéfice de la marche est la prise de contrôle de ses muscles. Ces jours derniers, j'ai marché une heure avec mon ami Dierk qui se tient un peu voûté, à 70 ans, c'est acceptable, mais cela peut être évité. Ma petite expérience de marcheur m'a appris que, si l'on se concentre sur son corps pendant la marche, on obtient de meilleurs résultats. Par exemple sur la posture que l'on prend quand on marche. On peut penser à rester droit en serrant ses bras dans son dos. Certains muscles reprennent du service. C'est un peu douloureux au début, mais avec les semaines, le dos se redresse.

Il est exclus d'essayer de faire ça en discutant avec quelqu'un. Il faut penser en permanence à son corps qui travaille, son dos qui se redresse. A ma grande surprise, avec mon ami, je me suis retrouvé dans une posture de moniteur de sports qui donne des conseils. Moi, qui ai toujours négligé mon corps par le passé... C'est fou ce que l'on peut changer au fil du temps et des évènements.

 

Le mariage princier de Kate et de William.

J'ai vu les quelques images du mariage à la télé. Je ne suis pas habituellement friant de ce genre de manifestations. Tout ce qui touche la vie des rois et des reines les intérêssent, eux, principalement. Mais cette fois-ci, sachant qu'il s'agissait du mariage du fils ainé de Diana Spencer décédée dans des conditions atroces, après un mariage raté avec Charles futur roi d'Angleterre, j'ai, malgré moi, senti un intérêt à la chose.

William a l'air de bien se sortir de sa douloureuse histoire. C'est maintenant un grand gaillard qui semble bien dans sa peau. Kate paraît bien sous tous rapports. C'est peut-être le début d'une belle histoire. Les gens ont besoin de belles histoires d'amour. Cette histoire là comme presque comme un conte de fées. Des milliers de gens ont patienté des heures pour voir de leurs yeux les jeunes mariés. Une histoire d'amour vaut bien quelques lignes dans le blog d'Alinosdeslorreytos, n'est-ce pas?

 

 

Ma visite chez Dierk et Shamsa en Allemagne

 

Une visite de 36 heures pour un voyage de 18 heures. Je ne déteste pas la voiture, mais je n'aime pas la conduite sur autoroutes allemandes. Beaucoup de stress. Ce n'est pas la vitesse de mon véhicule qui me stress, je roule derrière les camions. Mais la vitesse des autres voitures. J'ai l'impression d'être perdu dans un jeu de la vie et de la mort. Aux États-Unis, sur les autoroutes, la vitesse est limitée à 65mph maximum (100km/h). En France c'est 130 km/h, par temps sec, qui est la règle. En Allemagne, je ne sais pas trop. Il existe des limitations à 120 km/h, mais la vitesse est souvent illimitée. Je ne sais jamais quand une voiture va débouler à 160 ou plus. Très stressant. J'ai roulé sous un orage, la route était détrempée et des voitures m'ont doublé à 130 ou 140 km/h. Je ne sais si les conducteurs de ces véhicules sont très à l'aise dans ce moments-là mais je peux dire que moi, je n'en mène pas large.

J'étais ravi d'être chez mes amis. J'y suis resté 36 heures, mais 36 heures non-stop. Une soirée qui s'est terminée à 3h45. J'ai tenu le coup. J'étais pourtant levé depuis 5 h du matin, ce jour-là j'avais parcouru 520 km sur autoroute de tous les dangers.

J'ai beaucoup bu. Entre 19h et 4h du matin, on peut ingurgiter facilement une bonne quantité d'alcool sans tomber raide mort. La binge drinking c'est pour les jeunes à la recherche de quelque chose... Moi j'ai vécu la soirée d'anniversaire comme une célébration d'un retour de voyage. Pour l'occasion, il s'agissait d'un voyage dans le temps. Tous les invités présents connaissaient évidemment le couple Dierk et Shamsa, des fragments de vie manquaient aux invités, y compris à moi-même qui ai perdu le contact pendant une quinzaine d'années. Mercredi, Dierk a comblé ces vides, comme dans un puzzle, nous a donné les morceaux manquants. Comme support, il a fabriqué un diaporama où il a reconstruit sa vie. Sa famille, ses ambitions, ses femmes, ses voyages, ses rencontres africaines, etc... Nous étions une quinzaine à suivre les aventures de notre hôte. A 70 ans, avec sa fougue habituelle, il nous a conté les grandes lignes de sa vie, une autobiographie en quelque sorte. Ce genre d'exposé est un vrai jeu d'équilibriste. Comme une pièce de théâtre, on voit tout de suite si c'est raté. Avec Dierk, cela ne pouvait que réussir. IL a une telle force de conviction... Il nous a enveloppé dans son discours passionné, en allemand et un peu en français pour ne pas d'exclure du groupe. Sa fille a aussi traduit au groupe des documents en français. Pour moi et pour la faire participer. Un bon exercice de sociabilité. Dierk tenait beaucoup à nous dire ce qu'il a caché pendant des années pour ne pas nuire à son travail d'historien. Secrets de famille. Comme il a pu le dire au cours de son exposé, notre vie s'inscrit dans un schéma familial qui, bien que discret ou secret, est présent, souvent inconsciemment, dans les parcours de vie. Pour son anniversaire, Dierk nous a fait, en douce, un cours sur le structuralisme. Je ne suis pas surpris. Je me souviens des années où, à Paris, il me parlait de Louis Althusser et de Bourdieu qui étaient à la mode dans les années 70. En fait, mercredi dernier, les invités ont profité de l'histoire d'une vie d'un ami qui vit intensément. Cet enthousiasme existentiel a des retombées sur tous les proches. Grace à lui, nous avons la preuve que la vie est quelque chose de merveilleux et qu'il faut savoir en profiter intensément et jusqu'au bout.

 

 

 

Par Alinos - Publié dans : faits de société
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Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 00:00

 

A chaque nouvelle page du blog, je me pose la même question obsédante : qu'est-ce que je vais bien écrire cette semaine ? En dehors de de mes voyages, j'ai l'impression de n'avoir rien à dire. Je ne veux pas de ce monde de l'oubli. A la longue, on oublie de vivre. Ici, en Alsace, dans mon appartement, l'information du monde vient à moi. Dès qu'un homme politique un peu connu fait "prout" les medias font : prout/prout/prout/prout" toute la sainte journée. Je pense que les Français ne font plus trop  attention. Ils attendent l'échéance de l'élection présidentielle de 2012 pour avoir un peut de répit....Le Front National  fait ses choux gras de toutes ces banalités.

La page blanche ne me donne pas d'urticaire. Je pense que c'est même le contraire. Je me force à mettre quelques idées en ordre. Il y a un côté exhaltant. La trouille de la page blanche provoque une douce d'excitation. Tous comptes faits, remplir un blog apporte beaucoup. Quels en sont les risques ? Passer pour un con ? Ce n'est pas un problème. Toute ma vie, j'ai passé pour un con. Condition sine qua non de mon avancement vers plus de connaissances et de culture. Quand tu avances à contre-courant, tu passes toujours pour un con auprès de tes pairs. On ne peut tout de même pas toujours faire que ce que l'on sait bien faire. Ce serait bien trop ennuyeux.

Le blog, je ne veux pas qu'il ressemble à certains blogs trop lisses, trop cadrés. Il manquerait, à mon avis, de vitalité, même quand elle fait sourire le lecteur. J'aime bien aussi écrire sur un sujet que je connais à peine. J'essaie de faire du mieux que je peux. C'est très excitant. Un vieux truc d'enfance, je crois. Vous devriez essayer.

 

   Hier, je pensais faire ma page sur une biographie écrite par Josyane Savigneau sur Carson Mc Cullers auteure américaine. J'avais déja lu la biographie qu'elle avait écrite sur  Marguerite Yourcenar.

  Carson Mc Cullers ne m'a pas particulièrement intéressée. Je ne ferai pas 50 km pour me rendre dans sa ville natale qui est Columbus (Georgia). Pour ceux qui ne connaissent pas Carson Mc Cullers et qui veulent en savoir plus sur elle, je recommande de lire un de ses premiers romans :  "Le coeur est un chasseur solitaire", écrit à 23 ans en 1940. Elle a un côté Françoise Sagan, qu'elle a d'ailleurs rencontrée.

 

&&&

 

     Je n'ai pas vraiment suivi les évènements du Moyen Orient pendant mon séjour à la campagne. A mon retour Aljazeera m'a asommé avec des images de Bahrein.

 

LE ROYAUME DE BAHREÏN

J'ai vu, sur Aljazeera, des images atroces sur le répression qui s'est exercée récemment sur les manifestants à Bahreïn.

Des personnes ont été pourchassées et tabassées jusqu'à l'intérieur des  hôpitaux, j'ai vu une personne, brûlée à la cigarette à de multiples endroits sur le corps pour qu'elle puisse être reconnue pour continuer les atrocités. J'ai trouvé sur YouTube une partie des informations en anglais, je vous les livre telles quelles (si je parviens à  mettre la vidéo sur le blog).

Les hommes qui pratiquent ces exactions méritent....je ne termine pas ma phrase. Faites-le à ma place. Je n'ose pas imaginer.

 

 


 


Par Alinos - Publié dans : faits de société
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