UNION EUROPEENNE

Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 00:00

    Un détour par Fribourg en breiscau


 

plan de situation de Fribourg      

 

 

Vendredi 3 Février 2012

 

Hier, j'ai été invité  chez mes  copines de Freiburg-im- breisgau. J'aime bien y aller : c'est toujours une belle distraction dans le bonne humeur.

J'y découvre, un restaurant original ou un fleuve romantique. Hier, jour de la Chandeleur, jour de la purification de la Vierge Marie (voir sur internet pour plus d'info !), nous avons mangé des crêpes bretonnes, fines comme de la dentelle.

Fribourg-en-breisgau est une grande ville de 200 000 habitants, située en bordure du Rhin, elle est à la pointe des progrès en matière de développement durable, où les vélos sont si nombreux que parfois ils y sont interdits pour éviter les embouteillages et les accidents.

Hier nous n'avons pas ce problème de circulation, avec -8° celcius. Les rares cyclistes disposés à circuler sur la glace, étaient trop discrets pour nous gêner.

 

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Vendredi 16H00,   

 Ma marche à pied de la journée semble bien compromise. Le froid a redoublé de vigueur et le thermomètre accuse maintenant -13° et, à moins de chausser des chaussures à crampons --que je n'ai pas -- je ne vais pas me mettre en danger. 

 

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Les élections présidentielles excitent mon imagination

Depuis quelques semaines, la préparation des prochaines élections présidentielles retiennent toute mon attention (...).Pas moins.  Je ne m'attends pas à un grand chambardement politique. Mais tout de même, les enjeux de cette élection présidentielle sont, il me semble, un peu plus marqués que ceux des trois dernières. Derrière les promesses de campagne habituelles sur les augmentations de salaire, les baisses d'impôts, la protection des emplois précaires ou des sans-emploi, etc...On trouve cette année, l'avenir de l'Europe et de l'euro. Les candidats sont ébranlés par le rebondissement de la crise de la dette souvenaire, du sauvetage du l'euro et de certains Etats dont les finances publiques sont à sec. Manifestement, rien n'avait été anticipé. Les Français ont découvert la dette souveraine comme l'arrivée d'un tsunami, trop tard. Tout le monde regrette que le signale d'alarme n'ait pas fonctionné. Les services de secours sont débordés. Les économistes vedettes sont réclamés sur toutes les chaînes. On essaie de comprendre.

   Le Président (candidat ?) Sakozy doit maintenant préparer discrètement ses armes et munitions pour essayer une nouvelle fois de déstabiliser son challenger socialiste dont la cote monte dans les sondages. Les députés de la majorité sortante se lamentent dans les couloirs de l'Assemblée, ils sont navrés de voir leur leader toujours président et pas encore candidat.  ils craignent pour les résultats de l'élection législative de juin 2012. Je me fais personnellement pas de souci pour eux. Quoique qu'il arrive, peu d'entre eux iront émarger au RSA.

  Je pense sincèrement que les enjeux politiques et économiques seront cette fois-ci de taille. On a vu la Chancelière allemande Mme Merkel afficher clairement ses choix politiques. Ce que certains responsables, bien de chez nous, ont regretté. Les enjeux sont maintenant européens, je ne suis personnellement pas choqué que chacun marque ses préférences. Je ne suis pas plus inquiété de voir une candidate à la Présidence parler français avec un accent norvégien. C'est avec la fusion de nos différences que nous construirons notre Europe de la diversité. Je suis pro-européen depuis mon premier séjour à l'étranger. C'était   en 1962.

   Avec des hauts et des bas, l'Europe n'a jamais cessé de se construire. Mais c'est maintenant, quand l'Union Européenne connait les plus grandes difficultés que la Maison Europe risque de construire sa souveraineté. Je me souviendrai toujours du jour où le Président Obama  a dit : "Quand j'essaie de joindre l'Europe, je ne sais jamais quel numéro composer !" 

    L'Europe soit resserer les liens qui unissent ses 27 pays (bientôt 28 avec la Croatie). Elle aura pour tache de  choisir ou de créer une capitale de l'Europe neutre. Indispensable pour éviter toute querelle de souveraineté. Comme cela s'est fait aux Etats-Unis en 1787 quand la nouvelle capitale (Washington)  a été choisie. Il ont choisi un lieu neutre et vide de toute habitation et à cheval sur deux Etat de l'Union.  Pour l'Europe ce sera évidemment difficile de choisir un lieu vide de toute habitation. Bref, on n'en est pas encore là.

 Avant de trouver une nouvelle capitale européenne, il faudra trouver un terrain d'entente entre les Etats cigales et les Etats fourmis...Ceux qui exportent et qui économisent et ceux qui empruntent pour dépenser. Mon optimisme infantile me dit que cela se fera. Notre vieille Europe a trop souffert de ses différences pour ne pas tout faire pour aménager des espaces d'entente et construire sur ce qui nous rassemble. Quand je pense à l'ex -Yougoslavie. Toute cette misère et ces assasinats. Je n'ai pas oublié les snipers de Sarajevo qui tuaient les gens dans cette grande avenue comme on tire sur les pipes dans une fête foraine, à la tuerie de Srebrenica qui ressemblait un un camp d'extermination nazi, au Kosova, à l'Alsace-Lorraine.

  Halte au feu. Il est temps ce cesser nos  communautarismes meurtriers et suicidaires. Les responsables religieux devraient aussi chercher à modifier leurs textes divins pour construire la paix entre les religions. Il est temps d'enterrer les guerres de religions. 

   Il est grand temps que le construction de l'Union Européenne reprenne. Plus les liens entre les pays européens seront forts, plus ils seront difficiles à faire sauter. C'est simple comme bonjour. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Il y a des jours je me sens candide comme le petit prince qui parle au renard dans "le Petit Prince" de Saint Exupéry. J'aime découvrir ce livre quand je me rends à l'étranger. C'est réconfortant qu'un petit livre comme celui-ci soit un best seller dans le monde entier.

   Cela ne sera pas toujours facile de construire l'Europe. Des obstacles seront à passer.  Les citoyens d'Europe, même les citadins d'aujourd'hui sont des citoyens attachés à un territoire, à une terre. Certes pas autant que les Mahories, mais quand même. Une étude récente a montré que 60% des Francais mouraient là où ils sont nés.  C'est drôle, mais cela me fait penser à la zoologie, à ces animaux, des tortues, des saumons, etc.. ces animaux qui ont un territoire pour y naître et pour  y mourir. Tout compte fait, à part quelques énergumènes, comme ma pomme, on est pas très différents d'eux. Mais cela ne devrait pas être un handicap bien sérieux pour la construction de l'Europe. Après tout, personne ne s'attend qu'un Basque termine sa vie dans les Carpates.

 

Sur ce, j'adresse un signe amical à mes amis les chiens (surtout ceux de Roumanie qui poussent des hurlements de détresse quand le jour les abandonne et que les humains sont au lit).

 

 

 

 

Par Alinos - Publié dans : UNION EUROPEENNE
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 00:00

 

 

Vendredi 20 Janvier 2012

La TSF

Dans les années 50, 60, je me souviens qu'à la maison, on avait une bonne vieille TSF placée en hauteur sur une étagère. Elle était en bois et avait "un oeil" qu'il fallait regarder pour procéder correctement au réglage des chaînes. A l'époque, je me souviens surtout des émissions comme "Ça va bouillir" sur Radio Luxembourg (aujourd'hui RTL). Ça ne volait pas haut. Mais la famille d'Alinos n'en demandait pas plus.

La TSF (transmission sans fil) a perdu de son aura. On lui préfère la télévision ou les jeux vidéo. Toutefois, elle n'a pas complètement disparue. Des odos l'écoute encore la nuit, sous les draps. Les automobilistes qui vont au boulot l'écoutent dans leur voiture pour la météo, les bouchons routiers ou quelques infos, surtout des infos rigolottes  pour les réveiller et les mettre de bonne humeur pour  la journée. 

Moi j'écoute la radio pour m'informer. Je fais partie des 1,8% d'auditeurs de radio qui écoutent France Culture. Oui, avec mes yeux qui ont beaucoup perdu de leur pertinence et ma situation de retraité, j'écoute la radio. Contrairement à la majorité des auditeurs, je suis très satisfait de la chaîne de France Culture (je n'ai jamais entendu quelqu'un dire du mal de France Culture, mais peu de gens l'écoutent, ce qui revient au même).

Les programmes de la matinée de cette station s'enchaînent à vitesse Grand V. Pas de place pour du bla-bla-bla pour les mal-réveillés. De 6h30 à 9h00, des chroniqueurs se succèdent au micro pour vous informer de l'actualité (que l'on nomme toujours l'actualité et non 'l'actu"). Et ce n'est pas de la pâté pour chiens. Une place importante est réservée aux analyses et aux commentaires.  Philippe Meyer fait tous les matin une petite chronique sur l'actualité (à 7h56), toujours d'une finesse ravageuse. Elle commence toujours ainsi : "Auditeurs sachant auditer, ce n'est pas pour me vanter, mais..." et finit ainsi : "Que le ciel vous tienne en joie".

   Comme je l'ai dit, l'audimat de France culture est très faible, moins de 2% de l'écoute. C'est désespérant pour une bonne radio. Je ne vais pas vous faire l'injure de définir ce qu'il une bonne radio, n'est-ce pas ? On doit remercier la direction de Radio France de continuer à financer cette station. Cela doit faire partie des dépenses culturelles d'un Etat (comme le financement de l'Opéra de Paris), question de statut international.

   Que le ciel vous tienne en joie.

 

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Dany le Rouge n'a pas changé !

Hier soir, j'ai vu à la télé un  Daniel Cohn Bendit apostrophant le Premier Ministre hongrois, avec des accents révolutionnaires que je lui connaissais en 1968. C'est vrai ce que l'on change tout en restant le même. Il s'en est pris à Victor Horbàn, Premier Ministre de la République de Hongrie.  Il n'était pas le seul à s'exprimer, les Belges, les Socialistes et même les Autrichiens, ont, avec lui, manifestés leur émotion sur les réformes anti-démocratiques opérées depuis quelques mois en Hongrie. Je ne sais pas si le Hongrois a bien senti le vent de la révolte au sein de cette vénérable assemblée de l'Union Européenne, mais il a dit qu'il modifierait certaines réformes...Cet exemple est utile pour vérifier l'utilité de l'Union Européenne, même inachevée. Sans l'Europe,  les autres Etats européens ne se seraient pas autorisés à  "remonter les bretelles" à la Hongrie. Bien sûr en cas de danger grave ou imminent pour la paix dans le monde,  les Nations Unis peuvent intervenir en votant des sanctions contre tel ou tel Etat; cela reste limité,  comme on peut le voir avec l'Iran. 

 

 

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Vendredi 20 Janvier 16h00

Je me suis épuisé à vouloir mettre sur le blog une chronique SONO de Philippe Meyer. Je mélange toutes les procédures. J'utilise trois systèmes d'exploitations : XP, VISTA et Window 7 sur quatre ordinateurs, pour couronner le tout, j'ai fait mes débuts sur les ordinateur, en 1998 avec Window 98. Paradoxalement, je me débrouillais mieux avec Window 98. Je crois que c'était plus simple. Le problème avec les ordinateurs, c'est que ce sont des maniaques de la technique et de l'innovation qui dirigent la technique. De très mauvais communiquants. Ils sont dedans comme Victor Hugo était dans les Misérables. Ils trouvent en permanence des améliorations à faire, pour des résultats de plus en plus faibles. Il paraît qu'il ne faut jamais désespérer, alors j'essaie de garder la tête hors de l'eau, mais , cette semaine, je ne mettrais pas la chronique de Philippe Meyer sur le blog...Es tut mir leid ! (oui, j'apprends toujours l'allemand ! Ce qui veut dire en français : je le regrette).

 


Une petite pensée pour les chiens et le moulins à vent !

 

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Par Alinos - Publié dans : UNION EUROPEENNE
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 00:00

 

 

 

 

 

 vendredi 9 décembre, 9 h 00

Je me lève tôt avec les résultats de la réunion de Bruxelles sur l'avenir de l'euro. Je n'ai pas été surpris par l'attitude des Britanniques. David Cameron avait déjà annoncé la couleurs. La Grande Bretagne a toujours été "eurosceptique" et le restera, peut importe ce qu'il pourra se dire à Bruxelles. A la naissance même de l'Europe, en 1957, elle n'était pas intéressée de rejoindre les 6 pays qui ont constitué le noyau dur de l'Europe. Ils ont souhaité entrer quand De Gaulle a mis son veto. Par la suite, Mme Thatcher, Premier Ministre pendant plus de de 10 ans, a embêté les européens pour récupérer des 'ristournes' sur la politique agricole commune... ensuite c'est le refus des accords de Schengen, de l'euro....La spécialité de la Grande Bretagne c'est être dans l'Europe pour pouvoir dire "NO". 

A part cette contrariété prévu à l'avance. C'est une bonne chose que 23 pays sur 27 ont signé l'accord de la nuit dernière sur la création d'un nouveau traité en mars prochain, traité qui précisera les responsabilité des Etats membres et les pénalités en cas de non respect de ces ces accords. Par ailleurs la Banque Européenne, par le truchement du FMI, pourra prêter à un taux intéressant en cas de necessité.

   Les pays qui manquent à l'appel sont : la Suède, la Hongrie, la Répuplique tchèque et la Grande Bretagne. La Suède a les capacité de faire chambre à part, elle vit sa vie et la vit bien. Quant à la République tchèque et la Hongrie, ces deux pays (à mon humble avis, comme tous les Français j'ai mon opinion) ces pays sont trop proches de l'Allemagne pour rester longtemps à l'écart de ce qui se passe en Europe. Pour des raisons électorales, ils ont voulu montrer "leur souveraineté", ils rentreront rapidement dans l'espace majoritaire de l'Europe.

                              Je pense aujourd'hui que l'Euro passera Noël, n'en déplaise à Monsieur Jacques Attali.

 

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    Jeudi 8 décembre

J'ai mis une guirlande électrique à l'extérieur de la rambarde du balcon. Je l'allume avec un programmeur dès 6 h du matin, jusqu'au lever du jour vers 8h30. Comme j'habite sur la route nationale, les automobilistes sont obligés de la voir. Cette guirlande me fait souvent penser à Florence Nightingale (1820-1910), infirmière britannique pendant la guerre de Crimée qui faisait ses rondes la nuit avec une lanterne. Je m'imagine cette lanterne qui circule parmi les malades, qui donne une petite lueur d'espoir à tous ces hommes malades du choléra ou de dysentrie ou blessés. Je mets cette guirlande pour offrir une petite lumière à tous ceux qui vont bosser à 6, 7 heures du matin. Et ils sont nombreux les frontaliers qui passent devant chez moi, à une heure aussi matinale. Ce cortège de voitures me redonne le goût de vivre. Je sais que ces travailleurs (en plus de la dette punblique) payent ma retraite. Je leur dois cette guirlande éclairée quand le jour n'est pas encore levé.

 

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La tempête en Europe

 

Comme tout le monde, je suis gavé d'information sur la crise de l'euro et de l'Europe. Chacun y va de son mot. Même les Anglais, qui ne sont pas dans l'euro, se sente à l'étroit dans leur île et David Cameron peste de ne pas être associé aux discussion Merkel/Sarkozi. Comme toujours, les Anglais sont les présents/absents de l'Europe. Ils sont toujours dans cette situation bancale parce qu'ils ne savent pas se situer avec l'Europe. Une maladie chronique qui a quand même l'avantage de garder au large les envahisseurs.

Mais revenons à nos moutons. Les citoyens d'Europe commencent à se perdre dans tout ça. Les hommes politiques sont confiants, même à deux doigts du trou, ils estiment toujours loin le danger. Les économistes doublent les explications et estiment que les politiques ont peur de prendre les bonnes décisions pour des raisons électorales. Les Grecs, les plus exposés, sont dans la panique complète. Des groupes sortent dans la rue déguisés en Nazis et miment la Chancelière allemande à un despote redoutable à l'égard de la Grèce. Encore une tragédie grecque qui risque de mal finir.

Nos dirigeants n'ont malheureusement pas l'aura d'un grand homme politique qui sait annoncer les mauvaises nouvelles pour les faire accepter par le plus grand nombre.

Il nous faudrait aujourd'hui un Pandit Nehru, un Winston Churchill, un Charles de Gaulle, ou un George Washington. On dit que c'est dans les situations de crise qu'émergent les Grands Hommes (Femmes), pour le moment l'Europe n'a pas trouvé l'homme charismatique qui saura dire les choses pour les faire admettre par la majorité des citoyens.

J'ai regardé sur internet sur la personnalité charismatique. J'ai trouvé une définition en 6 points que je me fait un plaisir de vous donner. 

  L'homme ou la femme charismatique à 6 qualités :  1) la simplicité; 2) la capacité d'écouter les autres; 3) la confiance en soi et dans les autres 4) la capacité d'agir; 5) le respect des engagements 6) être bien dans sa peau.

  Quand il s'agit d'un homme politique, il doit certainement avoir d'autres qualités comme le sens de l'histoire et l'intuition politique.

  Pour éviter une résurgence du nationalisme en Europe, il faudrait que cet homme providentiel nous vienne d'un petit pays d'Europe pour éviter les amalgames historiques, quelqu'un comme Paul Henry Spaak, personnalité politique belge, aujourd'hui un peu oubliée ou Jean Monnet, un des fondateurs de l'Europe Unie.

Dans ces temps difficiles, je me mets à rêver. C'est connu que la plus belle poésie trouve son aspiration dans les épreuves. Les gens heureux n'ont pas d'histoire.

 

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Par Alinos - Publié dans : UNION EUROPEENNE
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 00:00

 

 

Jeudi 1 ier décembre

Je me réinstalle peu à peu dans les murs de mon petit appartement de Saint Louis. Le voyage en Asie du Sud-Est m’a un peu déboussolé. A Bangkok, je vivais plutôt dehors, dans un espace ouvert, au milieu de la foule et du trafic routier. Avec toutes les charges :  bruits,  dangers de la route,  marches longues, parfois épuisantes. J’étais loin d’être seul, enfermé dans moi-même, comme je le suis en ce moment. J’étais au milieu d’une vitalité énorme, parfois c’était même trop. Tous ces vies (étrangères dans leur fonctionnement) étaient à observer et à découvrir. L’environnement aussi, ces oiseaux noirs qui me cassaient les pieds dès 5 h du matin, les marchés matinaux avec les moines, nu-pieds qui venaient chercher leur pitance pour les prochains jours, le marchand en gros de gâteaux industriels qui provoquait un atroupement de revendeurs des 6 h du matin. Ces gens qui dormaient à même le sol ou sur une natte tressée louée à la nuit. 

  Je n’avais pas le temps de me poser de questions sur MOI, le JE, l’EGO, ma petite personne...La vie des autres me faisait oublier la mienne. C’est bien de s’oublier un peu.  Je rentre donc dans mon trou, je regarde les autres à travers la lucarne de ma télévision ou encore plus abstraitement à travers les commentaires des journalistes et essayistes de France Culture. Je ne suis pas différent de millions de retraités, mis au rancart (mot d’origine inconnue). Regarder les autres vivre leur vie, quand on peut encore le faire. Les personnes (très) âgées perdent beaucoup de leur perception visuelle. Ils posent leur regard sur vous, longuement. Comme ils ne parviennent à vous identifier, ils restent là à vous regarder sans comprendre. La Thaïlande est (dit-on) le pays du sourire, mais pas pour les vieux. Quand je croisais mon regard avec un vieux, il ne se passait rien. Je voyais ce regard vide, perdu, anéantit par les années. Pourtant les vieux continuent à être actifs en Thaïlande, ils nettoient le devant de la maison, retire les mauvaises herbes, surveillent les enfants, vendent les journaux. Ici, les vieux en font encore moins. Le gros de leurs activité est de surveiller à bien  prendre leurs médicaments et être présent à leur rendez-vous chez leur médecin de famille. 

Voilà où j’en suis à mon retour de voyage. Je peine à l’idée de retrouver mes quatre murs blancs. Ce n’est pas si grave, c’est moment de lucidité. Joli contraste sympathique.

 

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Giacomo CASANOVA

On parle de nouveau de  Casanova. Une exposition lui est consacré à la BNF. France Culture a fait plusieurs émission et moi-même pris au jeu de l’info/l’intox (...) J’ai acheté un livre de Lydia FLEM, psychanalyste, qui lui a consacré un petit essai qui me plaît beaucoup. Comme vous le savez déjà, j’aime les vies “peu ordinaires”, les vies qui pourraient paraître dans le Guinness des records. Giacome Casanova y figurerait en excellente place. 

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La crise de l’euro : l’Italie

J’ai entendu les économistes dire dans “C’est dans l’air” , sur France 5, que l’Italie du Nord n’avait pas de problème de dette publique, que son industrie se portait bien. Enfin pas trop mal que la France. Que  le boulet de l’Italie du Nord, c’était l’Italie du Sud. J’avais oublié ces deux Italie, différentes. Je me souviens de quelques articles de journaux sur le parti populiste de “La ligue du Nord” qui estimait que sous la Plaine du Pô, ce n’était plus l’Italie... Mais jamais je n’ai entendu de gros conflits comme celui de la Belgique entre les Flamands et les Wallons. C’est étrange, c’est unité dans un moment difficile où l’Italie compte ses sous (les sous qui lui manque). J’ai cherché une explication. J’en ai trouvé une. Amusante. Je devrais dire chantante car, d’après mes informateurs, c’est l’amour de l’opéra qui unit les Italiens du Nord et ceux du Sud. Surtout l’opéra de Verdi. La musique peut elle fédérer un Etat ?

Avant d’en arriver là, il y a eu beaucoup de vilaines choses. Le fascisme, la corruption, les attaques des groupes d’extrême gauche et d’extrême droite, la mafia, etc...

Malgré tout l’Italie reste une et indivisible.


Restera-t-elle dans l’euro ?

L’euro restera-t-il dans l’Europe ?

Jolies questions en cette fin d’année. 

Je crois que pour Noël, je vais me 

faire un cadeau : une pochette surprise !!!

Par Alinos - Publié dans : UNION EUROPEENNE - Communauté : VOYAGES (alinos)
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 00:00

 

 

vendredi 25 novembre

voyages et vacances

"Avez-vous fait une bon voyage ?"

      Quand je dis autour de moi que je pars en voyage. Je vois que l'on ne comprend pas vraiment ce que je veux dire. Le mot voyage tout simple n'est plus utilisé aujourd'hui.  On part en voyage d'affaires et c'est à peu près tout. Il n'y a pas de voyage de découvertes. Ou alors il s'agit d'un voyage dans la forêt vierge ou dans le désert à la recherche d'animaux cachés dans le sable.
Quand on se perd - comme je l'ai fait - pendant des semaines, dans une grande ville comme Bangkok, on est prit pour un malade ou investi d'une mission universitaire en sociologie ou en urbanisme. Les mots ne vous disent pas tout !
Selon moi, un voyage est un déplacement de découverte. En général on part en voyage pour le boulot. Le voyage n'est pas le but du déplacement. Le voyage est nécessaire pour se rendre à un endroit. Pour moi, le déplacement (le voyage) est le but du voyage. C'est ce mouvement,  cette errance, qui est mon espace de découverte. 

"Avez-vous passé de bonnes vacances ? "
       Alors que des vacances sont toujours tournées vers soi. Quand nous sommes en vacances, nous cherchons à nous faire plaisir : bien manger et se distraire. Quand on rentre de vacances on vous demande gentiment si on s'est bien reposé et distrait. Si le temps était de la partie, si l'hôtel était confortable, etc... En fait fait partir en vacances, c'est comme aller au Club Méditerranée. On paye pour que l'environnement prenne soin de soin. Thalasso, massage, sauna, jacuzzi,etc...
Je rencontre aussi cette dichotomie quand les gens se déplacent seuls ou en groupe. Le voyageur solitaire est tourné vers  l'extérieur, il pénètre un environnement qu'il découvre. Un groupe de voyageurs tend à s'intéresser qu'à lui-même et il est aussi très difficile de communiquer avec des gens d'autres cultures quand on est nombreux. Je ne connais pas d'ethnologue être parti en mission en groupe.

Islamisation au Maghreb
Je n'applaudis pas des deux mains quand j'entends les islamistes arriver en tête dans les sondages sur les élections au Maroc. Les évènements en Libye, en Tunisie et en Egypte vont dans le même sens. Les partis islamistes (modérés ou pas) ont la faveur des électeurs. Vous allez me dire que c'est ainsi que fonctionne la démocratie. Les gens sont libres de choisir pour qui ils vont voter. Oui, mais c'est aussi ainsi qu'Adolf Hitler a pris le pouvoir. On pourrait  choisir des tas de dictateurs qui ont "gardé" le pouvoir après avoir été élu d'une manière démocratique. Je m'inquiète aussi parce que "démocratie et islam" sont des mots que les musulmans on du mal à associer. La loi de Dieu est la seule reconnue pour les islamistes fondamentalistes. Pas facile donc d'imposer la loi des hommes. Les pays musulmans n'ont pas vécu leur Siècle de Lumière comme nous l'avons vécu en Europe au XVIII et même avant. Des gens comme Montaigne, Pierre Bayle, Spinoza, les Encypopédistes, Rousseau, Voltaire, ont cassé ce lien sacré qui unissait la religion dominante avec la notion de droit et de l'humanisme et de la morale. 
   Existe-t-il aujourd'hui des intellectuels arabes capables de porter des valeurs de liberté et de tolérance comme nous l'avons connu en Europe il y a deux siècles ?

Quand j'entends parler de "charia" j'ai peur. Pas uniquement pour le voleur qui aura sa main coupée (bien que cela doit être terrible pour lui), mais aussi pour les femmes qui disparaissent drappées sous des linges noirs, aussi pour ces femmes attaquées à l'acide au Pakistan, ou lapidées, ou ce footballeur menacé de 78 coups de fouets pour avoir mis la main au cul d'un collègue,  ou la presse muselée incapable d'exprimer une opinion libre sous peine de voir ses journalistes croupir en prison....
J'arrête là liste....
J'ajoute quand même une information récente, de la journée : deux femmes journalistes qui couvraient les manifestations du Caire pour une chaine américaine et France 3 ont été brutalisées et agressées sexuellement. En pleine ville par des manifestants et peut-être des policiers. Ce n'est pas beau du tout. Vraiment un mauvais présage pour l'avenir des droits de l'homme (et de la femme) dans ce pays. Ces attaques contre des femmes occidentales  (non musulmanes certainement) m'attristent énormément. J'ai l'impression qu'un autre monde commence à prendre forme en Egypte.Un monde dur et intolérant, un monde de bêtise à la pensée unique. C'est tragique pour tous et pour les Egyptiens eux-mêmes en premier.

L'Allemagne et  la zone euro
En france (et certainement aussi dans le reste de l'UE) on oscille entre être germanophobe et germanophile. J'y perds mon latin. Ce problème d'endettement public nous fait perdre la raison. Un peu comme en pleine tempête avec un bateau surtoilé et en l'absence d'un  skipper expérimenté part au loft. 
Chacun réagi en fonction de ses intérêts personnels. Les personnes privées comme les Etats. 
  Les armateurs grecs ne veulent pas payer d'impôt. Les fonctionnaires veulent garder leurs avantages, chaque nation européenne préserve ses intérêts nationaux. Cela va continuer pendant encore quelque temps comme ça, jusqu'au jour où la zone euro sera vraiment au bord du gouffre.
Ce sont encore les nationalismes qui sont en cause quand il s'agit de prendre des "décisions européennes pour le bien général".  Les uns ont peur de se faire bouffer par les autres. Pour l'instant ce sont les Allemands qui ont la meilleure réputation auprès des marchés bancaires. Le bon élève de la classe fait des jaloux. Certains essaient de le discréditer. Je ne sais pas qui va bénéficier de ces mauvais coups. Je ne suis pas qualifier pour donner un avis sur l'économie allemande. Ce que je peux toutefois confirmer que les prix du commerce de détail sont plus bas en Allemagne qu'en France. Beaucoup de frontaliers (moi le premier) passent le Rhin pour aller faire leurs courses. C'est un constat. Est-ce que la concurrence fonctionne mieux en Allemagne qu'en France ?
Il est grand temps de faire fusionner un peu plus les différents pays. Chacun a quelque chose à apporter dans la construction de l'Europe. 
     Ces réflexes nationalistes sont d'un autre âge. Il est grand temps de reconnaître des vérités. Quand les voitures allemandes sont reconnues comme excellentes dans le monde entier, il faut le reconnaître. Et en être bien satisfait. Nous aussi, Français, nous avons aussi de bonnes petites voitures. Certains produits français fabriqués par l'Oréal et d'autres fabricants et créateurs ont la cote Outre-manche. Pourquoi pas s'allier un peu plus avec l'Allemagne et les autres pays de l'Union pour charger une barque de tout nos point forts au lieu de nous jalouser les uns les autres. 
On parle de mondialisation depuis des années, c'est peut-être le moment de vraiment parler d'européanisation.
 


 

Par Alinos - Publié dans : UNION EUROPEENNE
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